Lyft a lancé son service Shuttle sur les routes de San Francisco. Cette rencontre entre le bus et le VTC n'est pas très bien accueillie par tous les habitants, qui craignent un effet de ségrégation et une forme de concurrence avec les transports en commun.

En 2015, Uber lançait sur les routes de Seattle son propre bus, baptisé UberHop. Moins de voitures, plus de gens à bord : la startup avait en quelque sorte fait fusionner VTC et bus dans un seul véhicule. Une idée qui n’a pas tardé à être reprise par Lyft, principal concurrent d’Uber.

Ce n’est pas la première fois que les deux entreprises de VTC marchent chacune sur les plates-bandes de l’autre : en avril 2017, on apprenait en effet qu’Uber aurait développé un programme d’espionnage industriel pour suivre les chauffeurs de Lyft.

Horaires et arrêts fixes

En mars 2017, Lyft avait commencé à évoquer son projet de service de transport routier en commun à heure fixe — soit la définition quasi-exacte d’un bus — baptisé Shuttle. L’entreprise de VTC avait alors démarré une série de tests dans quelques villes américaines. À présent, ces bus ont investi les rues de San Francisco.

Lyft s’est attiré les foudres de nombreux internautes en lançant son programme Shuttle. Ils estiment notamment que ce service contribue à instaurer une forme de ségrégation, car il est mis en place sur les routes qui se trouvent dans les zones les plus aisées de San Francisco et délaisse ainsi les habitants les plus pauvres. Une autre critique porte sur la concurrence qu’impose ainsi Lyft aux services de transport en commun.

Avant de blâmer les nouveaux bus de Lyft, il serait peut-être intéressant d’observer les habitudes des premiers utilisateurs de Shuttle. En effet, difficile de savoir sans cela si ses passagers sont plutôt des habitués du taxi, ou effectivement des usagers des transports en commun qui comblent, avec Shuttle, un vide dans les infrastructures de la ville.

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