Plusieurs écoles primaires et maternelles de Belfast, en Irlande du Nord, ont accueilli pendant deux ans des iPad dans leurs classes. Les appareils ont notablement encouragé les élèves à communiquer davantage ; ils ont également entrainé un regain de motivation.

Smartphones et autres tablettes favoriseraient bien le développement des enfants, analysait en 2015 l’Académie américaine de pédiatrie. En effet, ces écrans interactifs, à la différence de la télévision et des DVD, pourraient participer à l’éveil des enfants — ce qui n’exclue pas pour autant que leur usage soit encadré par un adulte.

Une recherche menée en Irlande du Nord abonde également dans ce sens. La BBC indique que cette étude, baptisée Mobile Devices in Early Learning, a été menée pendant deux ans dans cinq écoles primaires et cinq écoles maternelles de Belfast ; au total, 650 élèves sont concernés. La plupart de ces écoles se situaient des des zones moins favorisées de la ville.

Une expérimentation sur 2 ans

Chacune des écoles a reçu plusieurs iPad. Les chercheurs du Stranmilis University College, de l’université de Belfast, ont ensuite observé comment les élèves, les parents, les enseignants et les directeurs d’école utilisaient les appareils au cours de ces deux années.

Stranmilis University College

Les chercheurs ont pu noter que l’introduction de cet outil a eu un impact positif sur l’alphabétisation et les capacités de calcul des élèves ; en outre, l’iPad a contribué à améliorer les compétences des enfants en matière de communication. Les enfants ont aussi perçu les iPad comme un amusement, et ont fait preuve de plus d’enthousiasme et de motivation, a constaté le Dr Colette Gray, auteure de l’étude.

Les iPad ont amélioré la communication en classe

« Pour beaucoup d’enfants, cela semble être un moyen d’apprendre de façon ludique. Les enfants, même s’ils travaillent seuls, auront tendance à se parler entre eux, ou à parler à l’enseignant. Il y a eu en effet une amélioration de la communication dans la classe, ce que nous n’avions pas anticipé », explique Colette Gray.

Malgré tout, les enseignants n’ont pas l’intention d’abandonner pour autant l’utilisation du stylo. Une autre étude, réalisée en Norvège cette fois-ci, ne leur donnera pas tord : pour apprendre, notre cerveau préfère toujours le bon vieux stylo au clavier.

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