Un jour, le smartphone que vous aurez dans les mains sera entièrement construit en matériaux recyclés. C'est une nécessité pour la planète et Apple l'a inscrite dans son agenda.

Refuser le fait que les nouvelles technologies puisent dans des ressources finies, c’est se voiler magistralement la face. C’est notamment pour pointer du doigt ces activités que Greenpeace produit un rapport annuel sur les entreprises et y inclut toutes les entreprises de la tech. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, Apple est déjà très loin dans le passage au vert de sa marque : 100 % de l’énergie alimentant ses centres de données est produite par l’éolien, le solaire ou l’hydraulique, tout comme 96 % de ses bâtiments dans le monde entier (QG nationaux et Apple Store). La marque compte également alimenter toute sa chaîne de production en énergie durable d’ici 2020.

Aujourd’hui en revanche, Apple a avancé dans son rapport sur l’environnement un engagement particulièrement attendu et inédit dans les grands groupes de la tech : arrêter de puiser des ressources à la Terre pour aller vers une chaîne de production en circuit fermé. L’idée est de pousser le recyclage des matériaux à un tel point qu’il sera possible de construire un appareil complet avec les pièces recyclées d’autres appareils. On se souvient du robot Liam, capable de démonter pièce par pièce un iPhone en un temps record pour recycler chacune des parties du smartphone et qui est une première étape vers cet idéal.

Objectif : une chaîne de production en circuit fermé

Dans le rapport complet, Apple affirme avoir procédé l’an passé à un audit pour déterminer avec précision le degré de « risque » d’un matériau. 44 matériaux ont été passés au crible selon cette méthodologie qui prend en compte aussi bien les problèmes sociaux qu’environnementaux. La société a également donné à chaque matériau un indice qui lui permet de savoir à quel moment il risque d’être épuisé. Cette étude permet à la firme de Cupertino de commencer le travail sur le recyclage au plus urgent : d’après eux, c’est sur l’aluminium, le cobalt et l’étain qu’il faut commencer à faire des efforts.

Pour l’aluminium, par exemple, Apple affirme que Liam a récupéré le matériau sur des iPhone 6 et qu’il a été réutilisé pour construire des Mac destinés aux chaînes d’assemblage. L’étain, de son côté, est suffisamment bien recyclé par des chaînes tierces et Apple a préféré se servir sur ce marché de l’étain recyclé plutôt que d’investir dans des technologies de recyclage maison. Ainsi, 100 % de l’étain utilisé pour les soudures sur les cartes mères des iPhone 6s était de l’étain recyclé.

Bref, les ambitions sont nettes et si la promesse n’est bien évidemment pas suivi d’une réalisation immédiate — ce qui serait impossible –, l’engagement pour arriver à une chaîne de production en cycle fermé est à saluer. C’est un engagement qui, aujourd’hui, devrait autant compter que l’assurance des mises à jour ou le chiffrement natif des données. En somme, un engagement que tous les constructeurs devraient prendre.

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