Google sponsorise un concours à l'objectif ambitieux : créer une intelligence artificielle capable d'identifier plus de 5 000 espèces différentes à partir de photographies d'animaux et de plantes.

Combien connaît-on d’espèces vivantes sur les près de 8,7 millions qui peuplent la planète ? « Seulement » 1,23 million. Les intelligences artificielles développées dans le cadre d’un concours sponsorisé par Google, elles, devront apprendre à identifier plus de  5 000 espèces différentes pour remporter la compétition iNat.

Cette initiative se déroulera de juin à juillet 2017 sous l’égide de Grant Van Horn, étudiant à l’Institut de technologie de Californie, qui précise  à Quartz : « Le progrès des réseaux de neurones artificiels, sur ces 5 dernières années, est tout bonnement incroyable. Je pense que des ensembles de données encore plus complexes et plus conséquents sont le meilleur moyen de continuer à avancer [dans ce domaine]. »

Les premiers tests des organisateurs du concours se sont révélés concluants : en s’appuyant sur des réseaux neuronaux open-source, ils ont obtenu une précision de 60 % lorsqu’ils disposaient d’une unique chance d’identification. Un taux qui grimpe à 80 % avec 5 chances successives.

La base de données iNaturalist

Identifier une espèce d’oiseau depuis une simple photo

Pour les candidats, l’exercice s’annonce plus complexe que l’identification d’objets tels que des voitures, des maisons ou des bateaux, puisqu’il implique de prendre en compte les détails les plus minimes qui sont les seuls permettant de différencier une espèce d’une autre. Le concours s’appuie sur l’importante base de données de iNaturalist.org, un site prisé des amoureux de la nature, dont il utilise plus de 575 000 images.

L’initiative illustre à la fois les progrès importants accomplis dans le domaine de l’intelligence artificielle en seulement quelques années et les possibilités qui s’ouvrent grâce à cette technologie. Grant Van Horn en est d’autant plus convaincu qu’il en a fait son sujet d’étude grâce à un système dédié à l’identification d’oiseaux depuis des photos.

La compétition s’appuie sur une base de 575 000 images

À l’avenir, l’IA ne servira plus seulement, selon lui, à faciliter l’organisation de ses albums photo mais pourrait permettre d’identifier une espèce grâce à une simple photo : «  On commence à créer des algorithmes qui répondent vraiment aux questions que se posent les gens. Comme : ‘quel oiseau suis-je en train de regarder ?’ Je sais que c’est un oiseau mais s’il te plaît, ordinateur, ne t’arrête pas simplement à ce stade. »

L’époque où Google apprenait à ses IA à identifier des chats sur des vidéos YouTube, en 2012, semble loin : désormais, les intelligences artificielles sont capables de repérer des armes à feu sur des images de faible qualité, de faire appel à leur « mémoire » ou encore de détrôner les meilleurs joueurs de poker.

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