Facebook déploie un bouton « Je n'aime pas » dans Messenger, son service de messagerie instantanée. Le réseau social permet aussi l'emploi d'émojis pour exprimer ses émotions à l'égard d'un message.

Vous regrettez que Facebook ne vous offre pas la possibilité d’exprimer une réaction négative avec un bouton « Je n’aime pas », alors que cela fait maintenant des années que le réseau social propose un bouton « J’aime » ? Bonne nouvelle, le site a fini par vous entendre, au moins en partie. Cette semaine, Messenger a bénéficié d’une mise à jour qui ajoute cette option.

L’émoji est à tout à droite.

L’arrivée de ce bouton survient avec le déploiement des réactions dans l’application de messagerie instantanée. Déjà présente dans le site communautaire depuis plus d’un an, ces réactions complètent le bouton « J’aime » avec des émojis exprimant une variété d’émotions, de la joie à la tristesse, en passant par la surprise et la colère. Messenger en a un de plus, l’émoji de l’amoureux transi

Cela faisait au moins quelques semaines que Facebook expérimentait ces réactions dans Messenger, dont le bouton « Je n’aime pas ». Contacté à ce sujet lorsque le test a été découvert, un porte-parole déclarait que « c’est un petit test à travers lequel nous permettons à des gens de partager un émoji qui représente le mieux leur sentiment vis-à-vis d’un message ».

À l’heure où nous écrivons ces lignes, la fonctionnalité est en cours de déploiement dans le monde et il faudra passer par une mise à jour pour obtenir ces réactions dans Messenger. Celles-ci s’emploient comme sur le site principal, à quelques différences près : pressez et maintenez votre doigt sur un message puis sélectionnez l’émoji qui vous convient.

Changement de cap

L’arrivée de ce bouton est-elle la première étape avant son intégration dans le réseau social ? Fin 2015, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, relevait que « les gens demandent un bouton ‘je n’aime pas’ depuis des années. Aujourd’hui est un jour spécial parce que je peux dire que nous sommes en train d’y travailler », tranchant avec la politique qui était menée jusqu’à présent.

En effet, Facebook s’est longuement opposé aux réglages servant à exprimer des réactions négatives, le site considérant qu’elles n’avaient pas vraiment leur place sur son service. Un point de vue qui a valu son lot de critiques puisque le réseau social, dont le principe est de relier les gens, a nié tout un pan de la palette des humaines. Les relations humaines ne sont en effet pas qu’un long fleuve tranquille. Et heureux.

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