Un tribunal coréen a affirmé que l'arrestation de Lee Jae-yong, dirigeant de Samsung, n'était pas nécessaire pour poursuivre l'enquête autour de la corruption à la tête du pays.

En 2016, Samsung n’a pas eu qu’une affaire de smartphones explosifs à régler. Le géant coréen serait également impliqué dans le scandale de corruption à la tête de l’état, qui, pour rappel, a impliqué des millions de dollars, la présidentes du pays et une secte locale. Début janvier 2017, un procureur de Séoul a demandé l’arrestation de Lee Jae-yong, le vice-président de Samsung qui est officiellement aux commandes de la multinationale en l’absence de son père, déclaré inapte à diriger après une attaque cardiaque.

Pourtant, le tribunal coréen qui devait juger de la légitimité de l’arrestation a décidé qu’elle n’aurait pas lieu. Mais si Lee Jae-yong n’est pas arrêté physiquement, cela ne signifie pas que l’enquête est abandonnée : bien au contraire, les enquêteurs ont répondu au tribunal qu’ils poursuivraient leur enquête. Samsung a commenté la déclaration en se réjouissant qu’il n’y ait pas besoin d’une arrestation pour aller au bout de cette histoire.

L’enquête se poursuit, même sans arrestation

La justice coréenne qui doit démêler tous les fils de cette affaire accuse Samsung d’avoir donné 36 millions de dollars (33 millions d’euros) à des entités liées à la secte fondée par le père de Choi Soon-sil, une chamane qui aurait réussi à mettre la présidente du pays à ses ordres. En échange de ces dons, Samsung demandait le soutien du gouvernement dans la fusion de deux entités que le groupe possédait. La finalité de cette opération était de permettre à la famille Lee de prendre un contrôle encore plus total sur Samsung Electronics Co., au détriment d’un fonds américain.

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