Des astronomes de la Nasa ont dévoilé le concept de la sonde spatiale qui entamera une future mission d'exploration d'Europe, l'une des lunes de Jupiter. Le robot s'occupera principalement de l'analyse de l'océan souterrain du satellite.

Une équipe d’astronomes de la Nasa a révélé le concept de la sonde spatiale qui entamera une mission d’exploration d’Europe (une des lunes de Jupiter), ainsi que les différents aspects de ses missions principales. Muni d’un analyseur de composants organiques, un système de microscopes et d’un spectromètre vibratoire, la sonde devra atterrir sur la surface du satellite et partir à la recherche de formes de vie.

En effet, il est possible qu’il puisse y avoir de la vie sur cette lune, car sous sa surface déserte se cache un gigantesque océan d’une masse deux fois plus grande que celle de nos mers. D’une dimension légèrement plus petite (sa circonférence à l’équateur est de 9 800 km) que notre Lune (circonférence de 10 900 km), Europe sera l’objet d’autres études, puisque son océan a un fond marin rocheux, une condition naturelle qu’on peut trouver seulement dans un satellite de Saturne (Encelade).

Cependant, un grand défi se présente à l’équipe de la mission spatiale : organiser un atterrissage efficace et autonome. En effet, Europe n’a pas d’atmosphère et les signaux radio envoyés entre la surface de la Terre et le satellite ont un délai de 41 minutes. Par conséquent, les scientifiques devront développer un système d’atterrissage sans parachute ou bouclier thermique. Is s’appuieront probablement sur un système de rétrofusées et une « grue de ciel ».

La surface glacée d’Europe. Crédits : Nasa

Une mission, beaucoup de défis

Mais les problèmes seront loin d’être terminés pour la sonde exploratrice. Lorsqu’elle atteindra la surface de la lune, elle aura un délai de 20 à 40 jours (la durée de vie de sa batterie de 45 kWh) pour creuser sous la surface et collecter des échantillons à analyser qui ne sont pas touchés par les radiations spatiales. Les données seront transmises à une autre sonde spatiale orbitant autour d’Europe (la « Carrier Relay Orbiter ») qui enverra les informations à la Terre.

Le groupe d’astronomes de la Nasa ajoute : « Avec l’équipement d’analyse pour des balayages détaillés d’échantillons, la sonde d’Europe aura une paire d’imageurs stéréo couleur pour examiner le site d’atterrissage en 3D et un système sismique pour déterminer l’épaisseur de la glace et de l’océan du satellite à travers un système de détection acoustique de fissurations dans la glace. »

Ainsi, la sonde devra bien étudier l’environnement pour faire gagner du temps aux futures missions. Pour ces dernières, la Nasa est en train de développer de véritables sous-marins autonomes.

La mission sera lancée vers 2024, juste après une mission de survol d’Europe effectuée par une autre sonde. La Nasa organisera deux conférences scientifiques sur le sujet pour recevoir des avis et des conseils de la part de la communauté scientifique : la première sera tenue à The Woodlands, au Texas, la seconde à Mesa, en Arizona.

À lire sur Numerama : La Nasa étudie des jumeaux astronautes pour comprendre l’impact du voyage spatial sur l’organisme

Partager sur les réseaux sociaux