Un fidget spinner pour écouter un album ? Grandissez un peu, souffle Arcade Fire avec son happening absurde suivant la sortie de « Everything Now ».

Le groupe canadien qui a exhumé le rock durant les années 2000 dévoilait son cinquième album studio la semaine passée, Everything Now. Pour ce dernier, le groupe a inventé une opération de communication décalée en laissant ses fans croire qu’ils commercialiseraient un fidget spinner à 109 $ à l’effigie du groupe, contenant une version numérique de l’album.

Quelques semaines plus tard, alors que l’album n’était pas sorti et que le spinner se faisait attendre, les Canadiens dénonçaient, à l’occasion d’une enquête Pitchfork sur les fidget spinners frauduleux, les jouets non officiels qui apparaissaient sur Amazon avec l’insigne du groupe. À l’occasion, Arcade Fire annonçait de nouveau que de vrais joujou pour adulescents arriveraient sous peu.

Les fans ont alors manqué le jeu de mots un peu pénible du groupe : le spinner s’appelle Infinite Content, comme la tournée du groupe… et ne s’arrête a priori jamais de tourner. Enfin, la semaine dernière, les Canadiens ont mis en ligne la version limitée et officielle de leur jouet-album, précisant dans un tweet « quantités vraiment très limitées  ».

Si limitées qu’en réalité, il n’y probablement jamais eu de fidget spinners Arcade Fire. Dès les premières minutes du tweet, l’article était épuisé sur la boutique en ligne. Ce n’est pas la première blague méta des Canadiens qui, rappelons-le, sont passés maîtres dans le détournement avec leur Stereoyum, parodie du célèbre site de critiques musicales, ou encore leur concert sous le nom des Reflektors durant lequel ils ont joué du bruit blanc devant une foule hagarde. Selon Spin, durant ce concert, Win Butler glissait : « Ce n’est pas la dernière fois que nous trouvons qu’une chose est drôle alors qu’elle ne fait rire personne  ». L’humour canadien, peut-être.

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