Le patron de la division vidéoludique de Microsoft a expliqué son souhait de pouvoir jouer aux jeux de la première Xbox sur PC.

La rétrocompatibilité est un sujet qu’affectionne Phil Spencer, le patron de la division Xbox chez Microsoft. C’est sous sa direction qu’a été instaurée la possibilité de jouer aux jeux de la toute première Xbox sur les consoles Xbox One et Xbox One X. Il a aussi suivi de près la rétrocompatibilité entre les jeux de la Xbox 360 avec la Xbox One et la Xbox One X, ainsi que la jouabilité des jeux de la Xbox avec la Xbox 360.

Si Microsoft a réussi à faire abattre les frontières qui existent entre les générations de ses consoles (mais seulement dans un sens : on ne peut pas lancer un jeu prévu pour la Xbox One X sur la Xbox première du nom), la firme de Redmond aimerait bien faire de même entre l’ordinateur et la console. Après tout, la démarcation entre ces deux mondes, en tout cas entre la Xbox One et le PC, est devenue plus floue.

La preuve : en décembre 2015, la Xbox One a été mise à jour avec Windows 10. Cette mise à niveau a ajouté une fonctionnalité donnant accès au streaming local, qui offre aux joueurs la possibilité de jouer à leur ludothèque Xbox One avec un ordinateur ayant Windows 10. Plutôt pratique quand quelqu’un souhaite regarder la télévision. Et la firme américaine s’est penchée sur une liaison en sens inverse.

Aujourd’hui, l’entreprise aimerait bien aboutir à l’émulation des jeux Xbox sur le PC. C’est ce qu’a fait savoir Phil Spencer à PC Gamer. Pourquoi les jeux de la première Xbox et pas la ludothèque de la Xbox 360 ? Parce que les caractéristiques techniques de la console ne déclenchent pas les mêmes problématiques que celles qui sont attendues avec les machines ultérieures.

L’émulation, c’est compliqué

Phil Spencer explique ainsi que la Xbox originale est plus facile à prendre en charge parce que c’est une puce x86 qui fait tourner la console. Dans le cas de la Xbox 360, c’est moins évident : la machine tourne avec une puce PowerPC, émulée sur x86. Et par ailleurs, il faut tenir compte de la variété des configurations qui existent du côté des ordinateurs. Bref, « l’émulation est compliquée » glisse-t-il.

Compliquée, mais au moins elle se trouve sur la feuille de route de l’entreprise. C’est ce qu’affirme Phil Spencer. Reste à savoir quand un tel service verra le jour, la firme de Redmond ayant également sur le feu beaucoup d’autres sujets en chantier et ses ressources, bien que conséquentes, ne sont pas extensibles à l’infini. Pas sûr que le groupe va se presser pour apporter des jeux très anciens sur PC.

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