Déjà engagé contre le président américain sur les questions migratoires, Apple prend aujourd'hui position pour défendre les jeunes transgenres menacés par une sombre idée de Donald Trump.

Ce mercredi, Donald Trump est revenu sur une protection fédérale introduite par Barack Obama pour les jeunes transgenres. En effet l’ancien président américain avait considéré que le droit des personnes transgenres à utiliser les toilettes conformément à leur genre et non leur sexe était une prérogative fédérale. Obama avait ainsi pu assurer qu’aucun état et aucune école ne puisse de cette manière s’en prendre aux jeunes trans.

Toutefois, le successeur de M. Obama, conformément au souhait de nombreux républicains, est revenu sur cette décision et laisse à nouveau les états et établissements organiser leurs propres règles sur la question.

les étudiants transgenres devraient être traités de façon équitable

Pour Apple, ce choix politique est une porte ouverte à de nouvelles discriminations. La firme de Cupertino détaille dans un communiqué publié par Axios les raisons de sa prise de parole sur un sujet politique : « Apple croit fermement que chacun mérite de vivre dans un environnement où la stigmatisation et les discriminations n’ont pas leur place. Nous soutenons les initiatives permettant une meilleure acceptation de chacun, pas moins, et nous croyons fortement que les étudiants transgenres devraient être traités de façon équitable. Nous sommes donc en désaccord avec toute initiative qui limiterait ou reviendrait sur leurs droits et leur protection.  »

Apple, comme de nombreux et divers acteurs du web, avait déjà exprimé son désaccord lorsque la Caroline du Nord avait décidé de stigmatiser les personnes transgenres en les obligeant, par la loi étatique, à utiliser strictement les toilettes homme ou femme en fonction non pas de leur genre mais de leur sexe tel que décrit sur leur certificat de naissance. Cette loi infamante avait été le premier chapitre du duel qui allait ensuite opposer les autorités de la Caroline du Nord à Obama, qui finirait par invoquer son pouvoir fédéral pour empêcher ce type de dérives transphobes.

Les employés de Cupertino, rassemblés à la marche des fiertés san franciscaines derrière leur entreprise

Pour l’administration Trump, ce choix de Barack Obama remettait en cause le rôle des états et des écoles dans la politique éducative qui n’est pas une compétence du président américain.

Cette déclaration de Cupertino intervient à peine quelques semaines après une première réponse aux choix de l’administration Trump, concernant cette fois la politique migratoire et plus précisément, le Muslim Ban. Contrairement à Elon Musk ou encore Peter Thiel, Tim Cook semble donc vouloir conserver sa liberté de parole face à une administration qu’il a personnellement redouté dès le lendemain du 8 novembre.

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