Les industries culturelles ne pourront pas éternellement se réfugier derrière un modèle économique dépassé en essayant de le transposer à l’Internet. Elles se doivent de refondre complètement leur approche si elles veulent tenir. Rick Rubin l’a bien compris et nous rapportions dernièrement ses perspectives pour Columbia Records.

Les majors, elles, continuent d’espérer s’en sortir grâce au gratuit avec support publicitaire même s’il est loin d’avoir fait ses preuves (cf SpiralFrog). Jusque là, Warner s’était toujours plus ou moins refusé à investir le créneau mais cette époque est révolue. Craig Hunegs, président exécutif pour le développement business chez la major, explique que le groupe a fait « quelques courbettes » auprès des annonceurs publicitaires dans l’optique de proposer 24 séries sur le Web gratuitement avec support publicitaire. Parmi elles, The Jeannie Tate Show, ou un dessin animé basé sur le Magicien d’Oz.

Même si son Bud.tv s’est révélé peu convaincant, Warner pense qu’il faut prendre plus de risques financiers et pose sur la table 3 millions de dollars pour ce nouveau projet intitulé Studio 2.0. Hunegs promet une diffusion sur Joost et d’autres portails vidéo. Il pense que c’est aux studios de prendre les devants et que si ceux-ci proposent un contenu numérique de qualité, la manne publicitaire suivra. Mais avec une moyenne de budget de l’ordre de 125.000 dollars par série, il ne faut sûrement pas s’attendre à un nouveau Desperate Housewives ou Lost.

Warner a aussi prévu de lancer T-Works, un site Web qui combinerait monde virtuel, films, jeux vidéo, et réseau social autour des célébrités cartoon du studio comme Scooby Dooou Bugs Bunny et ses comparses de Looney Tunes.

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