Le scénario d'une fusion entre SFR et Bouygues étant hors jeu, le gouvernement, qui souhaite une consolidation dans la téléphonie mobile, réfléchit à une autre piste. Celle-ci pourrait passer par la fusion entre Free et Bouygues.

Le retour à trois opérateurs dans la téléphonie mobile reste un objectif du gouvernement, même si le scénario privilégié par ce dernier n'a pas pu se réaliser. C'est ce qu'a confié Arnaud Montebourg devant la commission des affaires économiques et des finances, aux côtés d'Axelle Lemaire, secrétariat d'État au numérique, qui a fait pour l'occasion sa première sortie officielle.

Le ministre souhaitait que Vivendi choisisse l'offre avancée par Bouygues Telecom, à ses yeux préférable à la proposition soumise par Numericable. Mais après une série de rebondissements, c'est finalement le câblo-opérateur qui a été sélectionné. Impuissant, Arnaud Montebourg ne pouvait pas faire autre chose que de rappeler les engagements de Numericable et brandir le patriotisme économique.

Devant les parlementaires, l'ancien député de Saône-et-Loire a noté qu'avec le nouveau couple SFR-Numericable, le marché sera constitué pour l'essentiel de deux gros opérateurs (Orange et la firme qui naîtra de la fusion SFR-Numericable) et deux acteurs plus petits (Bouygues Telecom et Free). Or, ces deux derniers pourraient avoir à fusionner pour ne pas disparaître.

Pour le ministre, il est du devoir du gouvernement de travailler "activement" à la consolidation du secteur de la téléphonie mobile, donc du passage de quatre à trois opérateurs. Et si cela ne passe pas par le rapprochement entre Bouygues et SFR, alors il faudra opter pour un nouveau binôme. Cependant, Arnaud Montebourg a convenu que cette perspective "ne semble pas pour l'instant d'actualité".

Des discussions ont pourtant eu lieu en mars entre les deux intéressés, discussions qui se prolongeraient encore aujourd'hui.

Arnaud Montebourg est favorable à une consolidation du marché, non pas pour tuer la concurrence – il estime que les acquis au niveau des prix sont définitifs – mais pour aider les opérateurs à dégager de nouveaux profits pour préparer l'avenir de la téléphonie mobile (5G) et soutenir le déploiement de la fibre optique dans le pays.

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