L'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) organisait ce mardi un "tchat" avec ses experts Faustine Antoine et François Philiponneau, à l'occasion du lancement officiel de la technologie VDSL. A cette occasion, l'autorité administrative n'a pas hésité à démonter la communication officielle des opérateurs, en rappelant que seulement "16 % des lignes devraient bénéficier d'un débit supérieur quand les FAI auront équipé les répartiteurs", ou encore que "les 100 Mbits annoncés par certains opérateurs sont théoriquement atteignables en laboratoire, mais PAS sur le terrain". "Il faudrait plutôt s'attendre à des débits de l'ordre de 50 Mbits, voire 80 Mbits dans les meilleurs cas", a ainsi précisé l'Arcep.

Mais c'est surtout sur les annonces de fibre optique à 1 Gbps par Free et par SFR que l'Arcep s'est lâchée, et a démontré un sens appréciable de l'indépendance à l'égard d'industriels qu'elle côtoie tous les jours.

"Il y a une différence entre une promesse de débit sur une ligne donnée et le ressenti d'un utilisateur quand il surfe sur Internet", a ainsi prévenu l'Autorité. "Si vous vouliez surfer sur Internet à 1 Gbits par exemple, il faudrait que toute la chaîne de bout en bout soit dimensionnée en conséquence. Pour faire un parallèle, cela reviendrait à s'acheter une voiture capable de faire du 1 000 km/h pour ensuite rouler en ville à l'heure de pointe, dans les bouchons".

"Dans 5, 10 ou 15 ans, cela fera du sens, mais aujourd'hui, non", a prévenu l'autorité.

Car si Free parle de débit à 1 Gbps "dédié" jusqu'au NRA, aucun des opérateurs ne parle de débit "garanti", ce qui représente une différence fondamentale. 

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