Après Orange, Free Mobile a engagé un recours devant le Conseil d'État contre Bouygues Télécom. Le quatrième opérateur conteste le feu vert de l'ARCEP autorisant son rival de recycler les fréquences 1800 MHz (2G) pour développer son réseau 4G.

Orange ne sera pas le seul opérateur à contester devant le Conseil d'État la décision de l'ARCEP qui autorise Bouygues Télécom à exploiter les fréquences 1800 MHz, utilisées jusqu'à présent pour la 2G, pour accélérer le déploiement de la 4G. Free Mobile est lui aussi déterminé à déposer un recours devant la plus haute juridiction administrative du pays, selon une information d'Univers Freebox.

Alors qu'Orange fonde son action sur une rupture d'égalité entre opérateurs et un manque de transparence dans les orientations de l'ARCEP, Free devrait suivre une approche similaire en soutenant que l'autorisation tardive du régulateur ne lui permet pas de rivaliser correctement avec ses concurrents. Car en effet, en échange du feu vert accordé à Bouygues, ce dernier doit lui céder certaines fréquences 1800 MHz.

Or, le quatrième opérateur peut légitimement considérer que la décision de l'ARCEP survient trop tard et, par ailleurs, qu'elle n'a jamais été envisagée auparavant, empêchant les opérateurs de faire des choix éclairés avec toutes les données en main.

Les actions prises par les uns suite aux décisions des autres révèlent en tout cas un contexte de grande tension, d'un nouveau paysage concurrentiel (quatre grands opérateurs au lieu de trois) dans lequel les ressources (les fréquences) sont rares. Or, outre la bataille entre opérateurs, il y a également des accrochages croissants avec les chaînes de la télévision.

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