Paramount Pictures et YouTube ont annoncé la signature d'un accord qui va permettre la mise à disposition d'environ 500 films sur la plate-forme de streaming vidéo ainsi que sur Google Play, la nouvelle boutique en ligne de Google. Un accord qui survient au moment où les maisons-mères de Paramount et YouTube, Viacom et Google, sont toujours engagées dans un procès aux USA.

Les anciennes réticences sont aujourd’hui révolues. Paramount, qui affichait sa circonspection à l’égard des projets de VOD de Google il y a encore quelques mois, est désormais un partenaire majeur du géant du net. La société de production cinématographique a en effet signé un accord avec la firme de Mountain View pour proposer environ 500 films à la location sur YouTube et Play.

Avec l’arrivée de Paramount Pictures, le nombre de grands studios américains engagés dans un partenariat avec Google passe à cinq. La major du cinéma rejoint ainsi NBC Universal, Sony Pictures, Warner Bros et Walt Disney. Sans parler des nombreux studios indépendants qui alimentent eux aussi les plates-formes que sont YouTube et Google Play. Seul 20th Century Fox manque à l’appel.

La mise à disposition de ces 500 longs-métrages sera toutefois soumise à certaines restrictions géographiques. Au commencement, seuls les internautes en provenance des États-Unis et du Canada pourront louer ces films. Interrogé par le Wall Street Journal, le directeur des contenus partenaires sur YouTube n’a pas précisé si ces films seront bientôt disponibles en Europe.

Détail amusant, les maisons-mères de YouTube (Google) et Paramount (Viacom) sont actuellement engagées dans une bataille judiciaire qui depuis depuis maintenant pratiquement six ans. Si le moteur de recherche a pour le moment remporté la première manche dans un procès où la somme d’un milliard de dollars est en jeu, le conglomérat américain a fait appel du premier jugement.

Selon Viacom, Google a racheté YouTube pour 1,65 milliard de dollars afin d’exploiter la plate-forme vidéo sans jamais prendre en compte les droits des producteurs audiovisuels. Le conglomérat a en effet estimé que le site de vidéos en ligne n’a pas empêché la diffusion de contenus dont les droits appartiennent à Viacom. À l’époque, le système de filtre Content ID n’était pas encore disponible.

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