Il est grand temps pour Free de corriger ses problèmes de réseau, ce qu’il a promis de faire d’ici la mi-avril. L’instabilité des communications chez le nouvel entrant est telle que le magazine Capital a fait procéder à une enquête par la société Directique, qui a passé 9 392 appels depuis Lyon et Paris. La société conclut qu’il existerait un taux d’échec de 32 % en moyenne sur le réseau Free Mobile, et même de 46 % entre 18 h et 21 h. En journée, il approcherait les 14 %. Les autres opérateurs, y compris Orange qui loue ses antennes à Free, compteraient 1 % de taux d’échec seulement.

Capital rappelle que Directique est « un cabinet de référence dans le secteur, puisque c’est à partir de ses données que l’Arcep, l’Autorité de régulation du secteur, publie son rapport annuel sur la qualité de service des réseaux mobiles« .

Chose intéressante, le taux d’échec sur les appels passés depuis le réseau de Free, donc sans subir l’accord d’itinérance Orange, chute à 4 %. Mais il reste tout de même beaucoup plus élevé que chez les concurrents, et montre que l’itinérance n’est pas la seule responsable des maux de Free Mobile.

Par ailleurs, « l’étude des débits internet n’est pas non plus à l’avantage de Free« , constate Capital. « Dans 16 % des cas, il a été impossible de télécharger un fichier de 2 mégaoctets sur son réseau aux heures de pointe. Un taux d’échec de transmission trois à huit fois supérieur à celui d’Orange, SFR et Bouygues Telecom« .

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