Nicolas Sarkozy a manifesté au cours d'un déjeuner avec les représentants de l'industrie du disque sa volonté de créer le Centre national de la musique aussi vite que possible. Selon le calendrier provisoire retenu, ce nouvel organe verra le jour au printemps 2012.

Nicolas Sarkozy est un homme pressé. Le président de la République, qui avait souhaité en décembre une « mise en place rapide » du Conseil national du numérique, veut presser le pas sur un autre dossier ayant trait à la filière culturelle : le Centre national de la musique (CNM). Selon une information des Échos, le chef de l’État veut créer cette nouvelle instance le plus vite possible.

Le quotidien économique rapporte qu’un déjeuner a été organisé à l’Élysée en début de semaine. Outre Nicolas Sarkozy, plusieurs représentants de l’industrie du disque étaient présents : Pascal Nègre, le président d’Universal Music France, Bernard Miyet, président du directoire de la Sacem ou encore Stephan Bourdoiseau, président de l’Union des producteurs français indépendants (UPFI).

Au cours de cette rencontre, le calendrier provisoire visant à faire venir au monde le Centre national de la musique a été précisé. À la fin du mois, la mission de pré-figuration de cette future instance sera lancée dans l’espoir de lancer cet établissement public industriel et commercial (EPIC) au cours du printemps 2012. Un calendrier resserré, pour ne pas dire contraignant, à cause sans doute des échéances électorales à venir.

Pour fonctionner, le Centre national de la musique s’appuiera sur un budget fort de 145 millions d’euros, et devrait par la même occasion mettre la main sur la gestion de ressources dispersées entre plusieurs organismes. Sur cette somme, notons qu’une partie proviendra d’une réorientation des ressources collectées par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

« Près des trois quarts du produit de la taxe resteraient affectés au CNC dont les ressources viennent d’être confortées à 700 millions d’euros pour 2012. Le solde, soit 95 millions d’euros, serait destiné au financement d’un dispositif de soutien à la filière musicale, via le budget général de l’Etat dans un premier temps, puis éventuellement par affectation directe au CNM » explique le rapport.

( photo : CC BY Knipsermann )

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