Netflix n'est pas du genre à divulguer ses chiffres. Pourtant, le géant a été piqué par les calculs du Los Angeles Time qui lui faisaient porter une dette de 20 milliards de dollars. Or si le géant devra bien régler cette facture, il rejette la comptabilité du LA Times et nous explique pourquoi.

En début de semaine, nous relayions le calcul inédit du Los Angeles Times qui démontrait avec une certaine précision que Netflix cumulerait 20 milliards de dollars de dette en 2017.

L’entreprise n’a pas franchement apprécié cette compatibilité qui, à l’en croire, serait inexacte et prendrait en compte des dépenses qui n’ont rien à voir avec la dette à long terme de la société.

Endetté oui, mais raisonnablement

Netflix nous précise comment voir plus clair sur ces chiffres polémiques.

Selon l’entreprise, pour parvenir à une telle somme, le LA Times additionnerait la dette de long terme (4,8 milliards de dollars) à « d’autres obligations  » qui, elles, s’élèveraient à plus de 15,7 milliards de dollars. C’est ce total qui est remis en question par le géant du streaming, qui explique qu’il est inapproprié de compter ses obligations dans sa dette.

Un porte-parole explique en effet que ces obligations correspondent aux frais engendrés par des contrats signés avec les studios pour exploiter des œuvres. Cette prévision de dépenses étant intégrée à la comptabilité de la firme, il serait injustifié de la compter comme une dette.

Netflix ajoute à titre d’exemple qu’un acteur comme Disney/ESPN cumulerait plus de 49 milliards de dépenses prévisionnelles pour des droits sportifs, sans que ces derniers n’apparaissent pourtant comme une dette de l’entreprise.

Enfin, l’entreprise de Reed Hasting rappelle qu’elle vaut plus de 75 milliards de dollars sur les marchés, ce qui devrait la mettre à l’abri d’une dette de long terme lorsqu’il s’agira de payer ses obligations aux studios. Également contacté par Netflix, le LA Times a mis à jour son enquête.

À lire sur Numerama : Netflix cumule une dette de 20 milliards de dollars (et pourquoi ses investisseurs s’en moquent)

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