Facebook a encore réalisé un très bon trimestre, grâce à ses revenus publicitaires. Néanmoins, il se pourrait que cette croissance perde de la vitesse puisque le réseau social estime arriver à une certaine limite.

Facebook a multiplié ses bénéfices par trois entre 2015 et aujourd’hui. La publicité, poule aux œufs d’or du réseau social, y est pour beaucoup. Celle-ci a généré plus de 6,2 milliards de dollars au deuxième trimestre 2016 — soit un milliard de plus que sur le trimestre précédent. C’est gigantesque.

Mais la croissance du site communautaire dans ce domaine pourrait bien montrer quelques signes de fatigue dans un avenir plus ou moins proche, car la place exploitable commence à manquer sur le fil d’actualité des utilisateurs pour y afficher de la publicité.

La place manque

En effet, Dace Wehner, le directeur administratif et financier de Facebook, a affirmé lors d’une conférence avec les investisseurs que le nombre total de publicités que le réseau social peut diffuser auprès de ses utilisateurs ne sera plus vraiment un facteur très déterminant pour prédire la progression future des gains du réseau social.

Comme le fait observer Re/Code, cela revient à dire que Facebook s’apprête à atteindre sa capacité maximale d’affichage sur les fils d’actualité de ses utilisateurs. Il pourrait certes aller encore plus loin, mais l’entreprise doit éviter l’écœurement de ses membres. Un dosage reste nécessaire. Du coup, elle va devoir explorer d’autres chemins si elle veut continuer à accroître ses revenus publicitaires.

Facebook ARPU

Parmi les leviers dont elle dispose, la société peut compter sur une hausse du nombre d’inscrits, qui va se traduire mécaniquement par une augmentation de ses revenus issus de la publicité.

Pas de souci à se faire de ce côté-là : Facebook a dépassé les 1,7 milliard d’utilisateurs mensuels actifs lors du deuxième trimestre 2016. C’est une hausse de 60 millions par rapport à la fin du mois de mars.

Le réseau social peut aussi chercher à améliorer les performances de ses publicités pour les vendre à un prix plus élevé aux annonceurs. La diffusion d’annonces sur Messenger ou WhatsApp est, en outre, une possibilité très envisageable. Il faut en effet noter que ces deux applications comptent chacune une communauté d’un milliard de membres. De la publicité, sous une forme ou sous une autre, fera logiquement son apparition.

L’arrivée de la publicité sur Messenger et WhatsApp pourrait servir de relais

Dave Wehner a prévenu les investisseurs qu’il n’est pas prévu d’augmenter le nombre de publicité pour ne pas submerger les utilisateurs. Il a ainsi rejeté l’idée des formats pre-rolls avant le lancement d’une vidéo (à l’image de YouTube par exemple). Dans cette optique, il a tenu à préciser que la croissance future des revenus provenant de ce secteur pourrait être moins importante qu’en ce début d’année.

Quoiqu’il en soit, si vous trouvez qu’il y a un trop grand nombre d’annonces sur votre fil d’actualité, sachez que, normalement, vous ne devriez pas à en voir plus. C’est toujours ça de gagné.

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