Audi a mis au point une équipe qui sera chargée de donner naissance à une voiture électrique ambitieuse, avec une liberté totale.

Audi n’est pas le constructeur automobile le plus avancé sur le segment de la voiture électrique. Aujourd’hui, il ne commercialise que l’e-tron et l’e-tron Sportback, deux SUV dotés d’une autonomie inférieure à la concurrence. Mais les choses semblent changer du côté du géant allemand. Dans un communiqué publié le 29, il annonce le lancement du projet Artemis, articulé autour d’une équipe qui sera chargée de développer une voiture électrique avec une liberté totale.

Il s’agit d’un changement de paradigme pour Audi, entreprise historique qui doit passer par diverses étapes pour concevoir un véhicule. Avec Artemis, le but est de lever plusieurs barrières afin de procéder à la manière d’une startup — comme Tesla à ses débuts. Markus Duesmann, CEO, a matérialisé l’ambition : il faudra « développer un modèle de pointe rapidement pour Audi ». Il devra être sur les routes en 2024.

Projet Artemis chez Audi // Source : Audi

Audi a-t-il trouvé la bonne formule ?

Audi ne met pas n’importe qui à la tête d’Artemis : Alex Hitzinger a construit sa carrière dans le domaine des sports mécaniques, avec des passages par la Formule 1 et l’Endurance (il a participé aux années victorieuses de Porsche aux 24 Heures du Mans, de 2015 à 2017). Également passé par Apple, où il a travaillé sur la conduite autonome, il est revenu au sein du Groupe Volkswagen pour aider au développement de la gamme ID.. Il sera bien évidemment assisté par des ingénieurs qui pourront mobiliser toutes les ressources et les technologies du conglomérat.

En plus d’un véhicule électrique «  efficient » avec fonctionnalités de conduite autonome, la team devra imaginer une plateforme de développement pouvant être utilisée par les marques du groupe et un écosystème complet. Audi évoque aussi un business model inédit centré sur l’usage. En somme, si les membres du projet Artemis auront tout à disposition, ils devront penser le produit de A à Z, en cochant un maximum de cases pour répondre à une concurrence toujours plus affûtée. Le terme «  efficient » est important puisque les premiers e-tron déçoivent sur l’autonomie.

L’approche d’Audi sera-t-elle la bonne ? On peut le penser, puisque l’on parle ici de l’association du meilleur des deux mondes : d’un côté, l’assise financière et technologique d’un gros groupe, de l’autre, la volonté de travailler avec moins de contraintes. Rendez-vous en 2024 pour voir si cette stratégie sera payante.

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