On est monté quelques minutes sur le scooter électrique e-Ludix de Peugeot, le temps d'une petite ballade au calme le long de la côte de Sitges, en Espagne.

Dans le cadre de l’événement de présentation Move to Electric d’abord dédié aux voitures électrifiées, Peugeot Motorcycles était présent à Sitges pour présenter le scooter e-Ludix — son quatrième deux-roues électriques. Si nous avions pu l’approcher, déjà, à l’occasion du salon EICMA en novembre dernier, nous n’avions pas encore eu la chance de prendre son guidon pour parcourir quelques kilomètres et voir ce que ce produit destiné à «  la génération des Millennials » a dans le ventre.

Comme son nom l’indique, l’e-Ludix est une déclinaison 100 % électrique du Ludix, best-seller de Peugeot Motorcycles écoulé à 230 000 exemplaires en 13 ans. Et nul doute que vous en avez déjà croisé un puisqu’il s’agit, souvent, du scooter utilisé par les livreurs de pizzas.

Avec une autonomie ne dépassant pas les 42 kilomètres et un look simpliste, le e-Ludix se destine à des trajets très courts dans un environnement urbain.

Le profil du scooter Peugeot e-Ludix // Source : Maxime Claudel pour Numerama

Simple et efficace

Chez Peugeot Motorcycles, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures. Etrenné depuis le début des années 2000, le design du e-Ludix se veut le plus simpliste possible. C’est simple, rien ne dépasse et, dans un dictionnaire d’images, vous associerez sans trop de mal la définition du mot scooter à la photo d’un e-Ludix. De fait, rien ne surprend avec ce deux-roues d’abord pensé pour être pratique, passe-partout et durable. Le constructeur a préféré reprendre sa formule qui a fait ses preuves plutôt que de tomber dans l’excentrique, un petit jeu auquel certains se prêtent quand on évoque le passage au 100 % électrique.

Pratique, passe-partout et durable

On retiendra du e-Ludix sa selle bi-place suffisamment grande pour assurer un confort appréciable ou encore ses rétroviseurs flexibles offrant une bonne visibilité. Il y a aussi le guidon qui ne s’embarrasse pas avec de nombreux boutons qui perdraient l’utilisateur. On retrouve à gauche le clignotant et le sélecteur de modes tandis qu’un coupe-circuit prend place sur la droite. Au centre, un petit écran LCD de 4,4 pouces fait le travail, ne renseignant que sur les informations essentielles. Là encore, on peut louer la simplicité.

L’écran du scooter Peugeot e-Ludix // Source : Maxime Claudel pour Numerama

Le scooter pour débutant

Pour démarrer le e-Ludix, il suffit de mettre le contact, de sélectionner le mode de conduite voulu et… d’accélérer à l’aide de la poignée droite ni trop ferme ni trop souple. Quand Peugeot Motorcycles dit qu’il vise les Millennials, il sous-entend peut-être une cible qui ne serait pas habituée à l’usage d’un deux-roues. Quoi qu’il en soit, l’utilisation du e-Ludix n’a rien de sorcier — et c’est un argument certain pour celles et ceux qui débutent. Sur nos quelques kilomètres parcourus, on n’a ressenti aucune gêne particulière en termes d’assise. Et grâce à la légèreté du e-Ludix — 88 kilogrammes, batterie comprise –, on peut appréhender beaucoup de virages sans besoin de tourner le guidon (juste en se penchant légèrement du côté voulu).

Le compartiment de la batterie du scooter Peugeot e-Ludix // Source : Maxime Claudel pour Numerama

En ce qui concerne la batterie amovible de 11 kilogrammes, elle est située sous le siège verrouillé avec la clé qui sert au démarrage. Elle est maintenue par une simple sangle, un choix qui garantit maintien et rapidité au moment de la sortir pour la recharger. Elle est en outre équipée d’une bonne poignée pour faciliter le transport jusqu’à la prise (le chargeur est externe).

Le compartiment de la batterie du scooter Peugeot e-Ludix (sans la batterie) // Source : Maxime Claudel pour Numerama

Beaucoup de modes de conduite

Si Peugeot Motorcycles s’est occupé de la silhouette du e-Ludix, il a confié tout le reste à Bosch — de la batterie au moteur, en passant par le contrôleur, le tableau de bord LCD ou encore le convertisseur 12V. En s’occupant de tout, il propose un scooter en équivalent 50cc délivrant une puissance continue de 2,5 kW. Moteur électrique oblige, on enfourche un engin capable d’accélérer vite et fort depuis un départ arrêté, une caractéristique idéale pour se faufiler dans le trafic (ce qui arrive souvent en ville, lieu de prédilection du e-Ludix).

Un scooter en équivalent 50cc

Pour le plaisir, le scooter s’en remet à des modes de conduite qui se différencient par la puissance d’accélération — et non pas la vitesse maximale (45 km/h). Dans l’ordre : Go, Cruise et Boost. Si on peut comprendre la présence des options Go et Boost, on se demande vraiment à quoi sert celle intermédiaire, décrite comme le meilleur compromis entre performance et autonomie. D’autant que les écarts d’un palier à l’autre ne sont pas très flagrants. Signalons par ailleurs l’existence du mode Crawl, qui correspond à une faible accélération avant ou arrière pour aider lors des manœuvres en dehors du scooter.

L’arrière du scooter Peugeot e-Ludix // Source : Maxime Claudel pour Numerama

Un scooter pour les trajets courts

Le e-Ludix ne roulera pas plus d’une quarantaine de kilomètres en une seule charge. C’est très peu et cela veut dire qu’il est exclusivement réservé à un usage urbain pour des trajets ultra courts (exemple : si vous vivez à une dizaine de kilomètres de votre lieu de travail). Pour des balades prolongées, il faudra opter pour un autre véhicule.

Concernant la recharge, le e-Ludix remplit 80 % de sa batterie de 1,6 kWh en trois heures, sachant qu’il lui faut une heure de plus pour faire le plein estimé à 25 centimes d’euro. Peugeot Motorcycles table sur une durée de vie de 1 000 cycles à 70 % de la capacité initiale.

La batterie du scooter Peugeot e-Ludix // Source : Maxime Claudel pour Numerama

Trois versions

La marque française a d’ores et déjà prévu deux autres versions du e-Ludix : une déclinaison Cargo pour les professionnels de la livraison (monoplace, porte-bagage) et une version sharing pour les opérateurs de flotte en partage (deux batteries pour une autonomie de 100 kilomètres et équivalence 50cc et 125 cc). 

Le lancement du e-Ludix est attendu pour la fin du premier trimestre, pour un prix de 3 499 euros (hors bonus écologique de 400 euros). Oui, c’est cher. 

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