Quelques heures avant la présentation du Cybertruck, une mystérieuse entreprise a officialisé son pickup électrique. Elle prévoit un lancement pour... dans un an.

Le marché des pickups 100 % électrique a été bousculé par l’entrée en jeu de Tesla, qui a dévoilé son Cybertruck à l’occasion d’une conférence diffusée le 22 novembre (le 21 aux États-Unis). Quelques heures auparavant, un autre constructeur a voulu s’accaparer l’espace médiatique avec son propre pickup, peut-on lire dans les colonnes d’Electrek le 21 novembre. Il s’agit de Lordstown Motors, qui prétend être en mesure de lancer un tel véhicule en premier — même avant Rivian, donc.

On a toutes les raisons d’être sceptique face à la proposition de Lordstown Motors (qui a, certes, récemment fait l’acquisition d’une usine qui appartenait à General Motors). La firme explique que son pickup pourrait circuler dès la fin d’année 2020. Aujourd’hui, on n’a pourtant aucune idée de ses caractéristiques techniques, et il apparaît a priori compliqué d’assembler des voitures en moins d’un an.

Pickup Lordstown Endurance // Source : Lordstown Motors

Le mystère Lordstown Motors

Tout porte à croire que Lordstown Motors est une énième startup qui se prend à rêver d’un destin à la Tesla, ici en surfant sur la vague naissante des pickups électriques. D’autant que le lancement s’annonce des plus flous, avec des premières livraisons pour les flottes (usage professionnel) avant une commercialisation pour la sphère domestique. La voiture, baptisée Lordstown Endurance, coûtera 52 500 euros (hors bonus). Un tarif qui la place entre le Cybertruck et le Rivian R1T, pour une autonomie et une accélération inconnues.

Lordstown Motors n’a aucun prototype à partager, contrairement à Tesla et Rivian (qui teste actuellement son R1T en Amérique du Sud). On a quand même droit à quelques croquis qui montrent un pickup au design très sage, aux antipodes du futurisme assumé par le Cybertruck.

Pour se différencier, le Lordstown Endurance compte sur une conception articulée autour d’un hub de moteurs, assurant une transmission intégrale, moins de besoin en maintenance et des économies à l’entretien. On peut carrément lire que les ingénieurs veulent « réinventer » le véhicule électrique. Rendez-vous dans quelques mois pour la potentielle banqueroute… même si les précommandes sont déjà ouvertes (acompte de 1 000 dollars requis). 

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