Un centre de recherche lié à Tesla a publié les premiers résultats d'une expérimentation sur un nouveau type de batteries.

Pionnier du développement des batteries lithium-ion (technologie de batterie qui équipe la quasi-totalité du marché des véhicules électriques), Jeff Dahn et son centre de recherche pourraient bien détenir les clés du futur de cette industrie. Le chercheur, en contrat avec Tesla depuis 2016, a en effet publié dans la revue scientifique Nature Energy un rapport de recherche qui identifie une manière d’augmenter la densité et la stabilité de ces batteries grâce à une nouvelle chimie.

Alors que les batteries sont habituellement composées de cathodes et d’anodes séparées qui réagissent grâce à un électrolyte pour créer un courant électrique, les batteries expérimentées par les équipes du chercheur se passent d’anode. Remplacée par du lithium, cette composition s’appuie également sur un électrolyte différent (LiDFOB/LiBF4 pour être précis). Des différences qui permettent d’améliorer la stabilité de ces batteries et donc leur durée de vie, mais également leur densité ce qui laisse envisager un nouveau gain d’autonomie pour les prochaines générations de véhicules électriques.

L’écran large et l’affichage batterie des Tesla // Source : Nicolas Valeano pour Numerama

Les batteries solides dépassées ?

Une petite révolution qui pourrait, si cette technologie sort un jour des laboratoires, faire oublier les batteries à électrolyte solide. Également en phase d’expérimentation, les batteries solides présentent elles aussi l’avantage d’une stabilité et d’une densité améliorées, mais nécessitent des outils de production différents. La solution présentée par Jeff Dahn pourrait donc être industrialisée beaucoup plus rapidement et sans investissement majeur. Le chercheur déclarait ainsi dans une récente interview à un youtubeur que le prix du kWh de batterie pourrait être abaissé à 100 dollars ce qui ferait chuter significativement le prix des voitures électriques.

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