Elon Musk a annoncé le licenciement de 7 % des effectifs de Tesla.

«  Il n’y a pas d’autre moyen »  : dans un mail interne rendu public par Tesla le 18 janvier 2019, Elon Musk a annoncé une baisse des effectifs de 7 %. Et ce, malgré une année 2018 historique pour le constructeur américain, lequel a livré quasiment autant de voitures en douze mois que lors des précédents exercices réunis.

Le fait est que Tesla doit se rendre à l’évidence : s’il a su augmenter ses volumes de ventes grâce à la Model 3, moins chère que la Model S et le Model X, la rentabilité est toujours difficile à atteindre. Il y a eu un soupçon de profit durant le troisième trimestre, mais cela reste insuffisant pour faire vivre une entreprise. En juin dernier, Tesla avait déjà procédé à une coupe de 9 % de ses employés.

Tesla Model 3 // Source : Nicolas Valeano pour Numerama

« Nos produits restent trop chers »

Elon Musk énonce plusieurs raisons relatives à cette rentabilité en dessous des standards du marché, dans le sillage des voitures qui « restent trop chères » et d’une concurrence bien armée et tenace. « Tesla doit travailler plus que les autres pour survivre en proposant des produits abordables et rentables », estime l’intéressé, qui a déjà évoqué des conditions de travail compliquées au sein des usines.

D’ailleurs, Elon Musk admet volontiers qu’il existe des entreprises «  qui offrent un meilleur équilibre entre vie et travail, car elles sont plus grandes et plus matures, ou parce qu’elles sont installées sur un marché avec une concurrence moins féroce ». Il sous-entend que les salariés épargnés vont devoir se retrousser toujours plus les manches pour atteindre les objectifs fixés en 2019, articulés autour d’une meilleure productivité — ou d’une meilleure efficacité. Le faire plus avec moins passera en fait par une optimisation des processus d’assemblage, sans compter « les efforts extrêmes et la créativité continuelle ». 

Normalement, ces économies réalisées permettront de lancer la fameuse Model 3 à 35 000 dollars, celle dotée d’une autonomie moindre (350 kilomètres), tout en faisant de Tesla une firme avec un avenir financier. « Le chemin à parcourir est très difficile », conclut M. Musk.

Crédit photo de la une : Tesla (via Electrek)

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