Même si Tesla est bien loin d’arriver à produire des voitures 100 % autonomes, Elon Musk continue de croire en cette technologie, qui serait même le futur économique de la marque.

Avec toutes les polémiques autour de Twitter et la récente explosion de Starship, il serait possible d’oublier qu’Elon Musk a aussi une autre entreprise à faire tourner : Tesla. Depuis son arrivée dans la société en 2004, le milliardaire a toujours eu de grandes ambitions pour le constructeur automobile et promis beaucoup de choses, surtout lorsqu’il s’agit de l’autonomie complète d’un véhicule.

Dans une conférence suivie le 19 avril 2023 par Bloomberg, Elon Musk a affirmé que Tesla n’aura bientôt pas besoin de ses voitures pour faire des bénéfices : le milliardaire pense qu’il fera surtout profit grâce à ses logiciels d’autonomisation.

Un pari risqué et ancien

Selon le milliardaire, Tesla est le seul constructeur à « fabriquer des voitures qui, techniquement, pourraient être vendues sans profit pour l’instant, mais qui, à l’avenir, seront extrêmement rentables grâce à leur autonomie.» Un pari sur le futur que Tesla cherche à confirmer dans le présent.

Conduite autonome FSD Tesla // Source : Capture vidéo live Tesla
Conduite autonome FSD Tesla // Source : Capture vidéo live Tesla

Le constructeur automobile est l’un des plus fervents supporters de la conduite autonome, au point où c’est devenu une blague dans le milieu. Depuis 2014, Elon Musk promet chaque année l’arrivée de voitures totalement autonomes. Mais celles-ci sont loin d’être assez développées, ce qui mène Tesla à devoir repousser son projet chaque année.

À l’heure actuelle, Tesla propose un dispositif baptisé « Full Self-Driving ». Un nom qui ne correspond pas à la réalité du logiciel, puisque qu’il s’agit seulement d’une aide à la conduite. La trajectoire du véhicule dépend donc toujours de l’humain. De plus, pour utiliser cette fonction, il faut débourser 15 000 $, soit un peu plus de 13 640 €.

Le problème, c’est que le logiciel n’a pas encore atteint son plein potentiel, ce qui pousse Tesla à différer une partie des recettes qu’il reçoit grâce au « Full Self-Driving ». Tesla a d’ailleurs commencé à comptabiliser une partie de ses revenus différés, évalués à 324 millions de dollars au quatrième trimestre 2022 — ce qui montre que l’entreprise compte de plus en plus sur cette source de revenus.

C’est de loin le montant le plus élevé jamais enregistré, même si c’est moins élevé par rapport aux prévisions du constructeur. Si l’on se fie à Elon Musk, cette situation économique devrait bientôt prendre fin, puisqu’il estime que ses voitures autonomes seront prêtes pour l’année 2023.

Du côté des investisseurs et des spécialistes du milieu, difficile de savoir sur quel pied danser. Beaucoup ont du mal à croire les paroles de Musk et parient plutôt sur un nouveau report. Selon Seth Goldstein, les propos du dirigeant de Tesla restent « théoriques », même si « l’objectif stratégique plus large de gagner de l’argent en vendant des services logiciels aux clients existants est logique. »

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