Ford a loué des robots auprès de Boston Dynamics pour améliorer leur usine et gagner en productivité.

Ces dernières années, Boston Dynamics n’a cessé de montrer les exploits de ses robots de plus en plus évolués, jusqu’à en effrayer certains. Mais on a longtemps cherché une vraie utilité à ces technologies. Ford semble en avoir trouvé une et partage sa découverte dans un communiqué diffusé le 29 juillet. On peut y lire que le constructeur compte faire appel aux chiens de Boston Dynamics pour améliorer le fonctionnement de ses usines.

« Au fil des ans, les innovations et changements au sein de nos usines sont nombreux mais rarement documentés. En faisant scanner notre installation par les robots, nous pouvons voir à quoi elle ressemble actuellement et construire un nouveau modèle d’ingénierie  », explique Mark Goderis, directeur de l’ingénierie numérique de Ford. L’idée est d’utiliser les robots à quatre pattes de Boston Dynamics pour cartographier plus rapidement et efficacement les lieux. 

Ford fait appel à des chiens robots

Ford compte donc se servir des capteurs et radars intégrés aux chiens de Boston Dynamics pour scanner les lieux. En temps normal, cette étape préalable à des changements est effectuée à l’aide d’un trépier et d’un laser — « La numérisation d’une usine pouvait prendre deux semaines. Avec l’aide de Fluffy, nous pouvons le faire en deux fois moins de temps », indique Mark Goderis, qui espère pouvoir réduire les coûts (256 000 euros pour scanner une installation avec la méthode actuelle).

Fluffy, c’est le nom attribué à l’un des robots loués par Ford. L’autre s’appelle Spot. Avec leur agilité, leur vitesse (5 km/h), leurs cinq caméras et leur autonomie confortable (2 heures), ils peuvent scanner le sol de l’usine et aider les ingénieurs à trouver des pistes d’optimisation des usines. Un programme de test sera lancé le mois prochain à Van Dyke, aux États-Unis. 

Robots chiens dans une usine Ford // Source : Ford

Si l’expérimentation porte ses fruits, Ford espère pouvoir utiliser ces robots chiens dans l’ensemble de ses structures. Sur les ambitions, Mark Goderis révèle : « L’intention est de pouvoir faire fonctionner les robots à distance, de les programmer pour des missions d’usine et de recevoir des rapports en temps réel de n’importe où dans le pays. » Il faudra pour ça que Fluffy et Spot soient en mesure d’être programmés à une distance supérieure aux 50 centimètres autorisés par la tablette qui les pilote.

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