Avec le répéteur mesh dévoilé avec la Freebox Pop, Free s'attaque enfin à un vrai problème créé notamment par les opérateurs en France : la qualité médiocre du réseau Wi-Fi émis par les box.

Lors de sa conférence dédiée à la Freebox Pop, Free a présenté de nombreuses nouveautés pour ses clients. L’opérateur dirigé par Xavier Niel a cumulé les bonnes idées pour fournir une véritable évolution à la Freebox Revolution. Par exemple, la modularité des composants, compatibles avec les offres Delta, est un concept vraiment intéressant pour répondre aux besoins des clients sans les enfermer dans des packs préconçus, où la moitié du matériel prend la poussière dans un carton.

Mais Free avait dans ses cartons une autre excellente idée. Ce n’est pas le serveur qui amène l’accès à Internet, ni le player, Android TV modifiée qui donne l’accès au contenu multimédia, mais bien le répéteur Wi-Fi. Derrière ce nom commercial peu avenant se cache en fait la solution aux problèmes entretenus par les opérateurs eux-mêmes depuis tant d’années : en privilégiant des composants bas de gamme pour créer un réseau Wi-Fi, les box ont entretenu en France l’idée que cette technologie n’était pas fonctionnelle.

Et cela, Xavier Niel le sait : sur scène, il a affirmé que 50 % des problèmes remontés par les Françaises et les Français aux opérateurs concernaient le réseau Wi-Fi. D’autres entreprises ont compris cela bien avant Free et se sont emparées du problème. Avec son Google Wifi, le géant de Mountain View a par exemple proposé une solution extrêmement simple à l’usage et qui permet d’avoir un réseau Wi-Fi propre, facilement administrable avec une application et surtout, capable d’être correctement étendu.

Freebox Pop répéteur Wi-Fi
Freebox Pop répéteur Wi-Fi

Un vrai réseau Wi-Fi, conçu pour les clients français

Car au problème des composants cheap dans les box s’ajoute, en France, la facilité d’achat d’un répéteur Wi-Fi bas de gamme, généralement conseillé par les vendeurs des grandes surfaces. Ces objets que l’on trouve dans bien des foyers sont souvent mal configurés, fonctionnent aléatoirement et font plus office de placébo que de véritable outil technologique — après tout, ils ajoutent simplement une complexité à un réseau Wi-Fi déjà mauvais. De son côté, la technologie CPL par courant porteur n’est pas toujours satisfaisante, car dépendante de l’installation électrique.

Un bon réseau Wi-Fi, reposant sur des technologies de maillage (mesh), n’est pas inaccessible : Netgear, Google ou Amazon proposent des modèles grand public. Mais ces solutions se heurtent à deux obstacles. D’une part, le porte-monnaie : pourquoi paierait-on, parfois cher, pour une fonction déjà disponible dans une box, peuvent se demander légitimement des clients ? D’autre part, la technicité : contrairement à d’autres marchés où la norme est de faire acheter les composants de leurs choix aux clients (routeur, box multimédia, etc.), les opérateurs français ont habitué leurs clients au « tout en un » inclus avec l’accès à Internet.

Le nouveau Google Nest Wifi se fond dans le décor // Source : Google

Pour toutes ces raisons, la solution proposée par Free est excellente depuis la Freebox Pop. Elle ne bouscule pas les habitudes des Françaises et des Français qui attendent d’être pris par la main par leur opérateur pour les questions liées au réseau local. Elle n’implique pas un surcoût dans la location du matériel. Elle utilise un réseau « mesh » qui, sur le papier, rivalise avec les technologies des géants du secteur — sans toutefois combler leurs écueils comme le montre 01net. Elle semble simple d’installation avec une app et une diode qui permet de positionner le répéteur. Elle peut créer un réseau Wi-Fi depuis un port Ethernet, ou créer un réseau Ethernet depuis le Wi-Fi. Et, bien entendu, si tout fonctionne comme Free le prétend, elle pourra commencer à résoudre les problèmes de Wi-Fi des foyers français.

En clair, il ne manque que du Wi-Fi 6.

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