Des câbles de freinage de certains scooters électriques en libre-service de la marque COUP ont été coupés. En réaction, l'entreprise a été contrainte ne plus autoriser la location de ses deux-roues pendant trois jours. Elle vient de la réinstaurer lundi à 16 heures.

Capture 10 juin 2019

C’est une décision importante qu’a dû prendre COUP. Le vendredi 9 juin 2019, l’entreprise de mise en location de scooters électriques en libre-service a annoncé à ses clients, par mail, la désactivation temporaire de l’intégralité de sa flotte (soit environ 2 000  deux-roues) à cause d’actes de vandalisme.

L’entreprise a indiqué avoir identifié « de rares cas de vandalisme » qui concerneraient « moins de 1 % de la flotte ». «  Ils affectent le système de freinage de nos eScooters COUP, notamment en sectionnant les câbles de frein », assène le communiqué. « Une fois l’ensemble des eScooters concernés identifiés, ils seront réparés par nos mécaniciens certifiés et de nouveau mis à disposition », continue l’entreprise.

Même s’il s’agit de moins d’un pourcent de la totalité des appareils, il s’agissait pourtant de 23 scooters, a communiqué l’entreprise. Ce n’est que lundi 10 juin à 16 heures que COUP a rouvert son service de location de scooters électriques à ses clients, comme nous avons pu le constater sur l’application et via un mail envoyé aux utilisateurs.

« Tous les eScooters concernés sont immédiatement mis hors service. Ils ne peuvent ainsi pas être loués dans l’application COUP et seront de nouveau disponibles lorsqu’ils auront été réparés par nos mécaniciens certifiés », continue l’entreprise. Elle conseille toutefois aux utilisateurs de bien vérifier que les deux freins fonctionnent avant de louer un véhicule.

CityScoot, première entreprise a être entrée sur le marché des scooters électriques en libre-service à Paris, a quant à elle constaté pendant le week-end que des freins avaient été sectionnés sur une « quarantaine » de ses scooters, ont rapporté des médias français. La startup française n’a toutefois pas suspendu son service, car elle affirme que ses scooters ne peuvent pas démarrer si ces câbles sont coupés.

Des actes criminels inquiétants

L’entreprise filiale de l’allemand Bosch a confirmé coopérer avec les autorités pour faire le jour sur l’affaire. Le timing est mauvais pour la firme, alors que les beaux jours parisiens arrivent. Mais le constat est surtout inquiétant, car ces actes volontairement malveillants posent question sur les motivations des criminels, qui mettent ainsi en danger la sécurité des utilisateurs.

COUP est arrivé en juillet 2017 dans Paris, venant titiller CityScoot le seul acteur qui était présent sur le marché. Depuis deux ans, les deux entreprises se partagent les rues de la ville avec leurs deux-roues électriques. Alors que CityScoot peut se vanter d’avoir un parc plus large de scooters et quelques avantages de confort d’utilisation (tous les engins sont équipés d’une jupe, pratique en temps pluvieux), COUP gagne largement la bataille du style avec ses scooters Gogoro élégants, plus petits et maniables.

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