SNCF a annoncé le développement de trains autonomes. Certains sont attendus pour 2023, d'autres pas avant 2025.

On parle beaucoup des voitures autonomes. Mais quid des trains ? La SNCF a publié un communiqué de presse ce mercredi 12 septembre pour annoncer la création de deux consortiums chargés de développer des trains autonomes pour l’horizon 2023.

Bien sûr, la SNCF, en retard sur bien des avancées (le Wi-Fi, au hasard), n’a pas peur d’évoquer « une révolution ferroviaire » qui concernera aussi bien le transport de voyageurs que le fret (marchandises). Parmi ses partenaires, le géant peut compter sur Alstom, Bombardier ou encore Bosch. Ensemble, ils se donnent cinq ans pour donner naissance à deux prototypes affiliés à chacun des deux usages. 

Un projet chiffré à 57 millions d’euros

La SNCF a budgétisé ce projet ambitieux : 57 millions d’euros, qu’il financera à 30 %, le reste étant géré par l’Etat (30 %) et les autres acteurs impliqués (40 %). Si l’entreprise a réuni autant d’experts, c’est tout simplement parce que les enjeux sont élevés.

Certaines difficultés sont déjà listées :

  • détection des obstacles,
  • lecture de la signalisation,
  • géolocalisation,
  • surveillance de l’environnement.

Par rapport aux voitures, les trains conservent néanmoins un sacré avantage : il n’y a pas besoin de s’occuper de la trajectoire puisque les rails s’en chargent. Sans mentionner le monopole dont profite la SNCF, là où les routes sont alimentées par de nombreux concurrents.

Train autonome SNCF // Source : SNCF

Joint par Numerama, la SNCF a précisé que, dans un premier temps, ce seront des trains de Fret téléguidés qui fouleront les rails (dès 2021). À partir de là, l’automatisation se fera petit à petit en fonction des différents niveaux (de 2 à 4) et des catégories (Transilien, TER, TGV). Sur l’infographie fournie par l’entreprise, on découvre alors que les trains 100 % automatisés ne devraient pas être déployés avant 2025.

Avec cette révolution, la SNCF espère gagner en capacité, en fluidité et en régularité. Avec un peu de chance, les trains pilotés par une intelligence artificielle seront moins en retard que ceux d’aujourd’hui. « La transformation digitale du réseau et de la signalisation permettra de faire circuler plus de trains et de meilleurs trains », promet, ainsi, Patrick Jeantet, président de SNCF Réseau. 

Train autonome SNCF // Source : SNCF

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