Tim Cook a confié qu'il n'était pas question, pour Apple, de fusionner les systèmes d'exploitation iOS et macOS malgré des produits qui partagent de plus en plus de choses en commun.

«  J’utilise tout et j’aime tout  » : Tim Cook, PDG d’Apple, est un brin romantique quand il parle des appareils qu’il utilise quand il est au bureau — un Mac — et à la maison ou en déplacement — un iPad. Mais quand il souffle cette phrase à nos confrères du Sydney Morning Herald dans une interview publiée le 19 avril 2018, ce n’est pas simplement pour parler de ses habitudes, c’est aussi, mais surtout, un moyen pour lui de bien marquer la distinction entre les deux produits. Et, par extension, entre les deux systèmes d’exploitation qui les animent, macOS d’un côté, iOS de l’autre. Une séparation qui pose question alors qu’Apple souhaiterait des applications de plus en plus universelles. 

Tim Cook tient à iOS et macOS

Par opposition à Microsoft qui regroupe tous ses produits sous un seul et même pavillon (Windows 10), Apple éclate son écosystème en plusieurs systèmes d’exploitation qui communiquent entre eux. Une approche très conservatrice, mais à laquelle tient Tim Cook.

Il précise, «  Nous ne voulons pas diluer l’un dans l’autre. Le Mac et l’iPad sont des produits tous les deux incroyables. L’une des raisons pour lesquelles ils sont incroyables tient dans le fait que nous les poussons dans ce qu’ils font de mieux. Et si vous désirez les fusionner alors il faudra faire des sacrifices et des compromis ». Rappelons qu’aujourd’hui un iPad avec iOS 11 est capable de faire effectivement beaucoup de choses.  

Et Tim Cook sait très bien ce qu’une fusion pourrait apporter à Apple du côté de la rentabilité : un seul et même système d’exploitation ferait baisser les coûts. « Peut-être que l’entreprise serait plus efficiente. Mais ce n’est pas le sujet. Il est question ici de donner aux gens des choses qu’il peuvent utiliser pour changer le monde, exprimer leur passion et leur créativité. Et cette fusion qui fait tant parler, je ne crois pas que ce soit ce que les utilisateurs veulent ». 

À l’arrivée, le fait que les iPhone, les Mac et les iPad partagent de plus en plus d’applications et de fonctionnalités est une chose, mais qu’ils tournent sous le même OS en est une autre. Et visiblement pas une envie du côté de la firme de Cupertino.

Crédit photo de la une : Fortune Global Forum

Partager sur les réseaux sociaux