Avec leurs diagonales de 42 et 55 pouces, les écrans LG OLED Flex et Samsung Odyssey Ark n’ont pas peur de la démesure. Encore plus impressionnant, l’un s’incurve à l’aide d’un moteur et l’autre pivote pour être utilisé à la verticale.

À l’IFA 2022 de Berlin, les écrans sont une nouvelle fois à l’honneur. En plus des dalles OLED géantes (97 pouces), des premiers téléviseurs Micro-LED et des ordinateurs pliants, une autre tendance se dégage : celle des moniteurs de bureaux extravagants. Après les écrans au format carré (3:2) et ceux au format panoramique (32:9), place désormais à une nouvelle tendance : celle des formats XXL, incurvés et capables de se transformer. Samsung et LG, les deux leaders du marché, ont tous deux lancé des produits de ce genre.

Chez Samsung, un écran de 55 pouces qui tourne

Le plus remarquable des deux est sans le moindre doute le Samsung Odyssey Ark. Il mesure 55 pouces, ce qui est une taille généralement associée aux téléviseurs. C’est tout simplement gigantesque, mais ça ne se voit pas tellement grâce à l’incurvation très forte de la dalle. Tant mieux, même si on préfère vous prévenir : il vaut mieux posséder un très grand bureau.

La force de l’Odyssey Ark est qu’il peut pivoter pour être utilisé verticalement. Pour quoi faire ? L’idée de Samsung est de vous permettre d’afficher plusieurs écrans simultanément. Vous jouez en bas ? Vous pouvez aussi afficher au bureau votre milieu et la télé en haut. Seul regret : on ne peut pas connecter plusieurs sources en même temps. Pas de Netflix depuis l’Apple TV en haut et de PlayStation 5 en bas. Quoi qu’il en soit, à l’horizontale, l’immersion est impressionnante. Dommage que l’écran chauffe un peu, ce qui peut gâcher la partie si on joue de très près pour ne voir que l’écran.

Samsung Odyssey Flex
Le Samsung Odyssey Ark peut pivoter à 90 degrés. L’espace d’en haut permet d’afficher d’autres fenêtres. // Source : Numerama

À 2 999 euros et disponible le 7 septembre, le Samsung Odyssey Ark est un écran vraiment haut de gamme. En plus de son format géant incurvé et pivotant, il utilise une dalle QLED (Mini-LED), dispose d’un taux de rafraîchissement de 165 Hz et est livré avec plusieurs accessoires, comme un boîtier de connexion, une molette de contrôle et une télécommande. C’est indéniablement l’écran de la démesure, sans doute la star de l’IFA. Reste à savoir combien Samsung en vendra.

Chez LG, un écran de 42 pouces qui se déforme tout seul

LG a un avantage sur Samsung : l’OLED. Maître absolu de cette technologie, le constructeur coréen propose un écran gaming capable d’afficher des noirs vraiment noirs, alors que ceux de Samsung ne le sont pas tout le temps.

Pour le reste, le LG OLED Flex LX3 nous semble un cran en dessous. Plus petit (42 pouces) et un peu moins fluide (120 Hz), il risque moins d’impressionner les joueurs. En revanche, il dispose d’une fonction inédite : un réglage permet de régler son incurvation. Il peut être plat ou incurvé, à vous de décider. Un moteur se charge ensuite de la déformation. C’est assez spectaculaire à voir, mais on se demande forcément si on ne risque pas de toujours l’utiliser de la même manière passé l’effet waouh.

LG Flex
L’écran LG OLED Flex peut s’incurver tout seul à l’aide d’un moteur. // Source : Numerama

LG n’a pas communiqué de prix pour son écran magique, qui devrait être disponible début 2023. Un tarif autour de 3 000 euros nous a cependant été indiqué, ce qui ne serait pas délirant par rapport aux prix des télés OLED de la marque et de la technologie embarquée ici. L’émergence du télétravail va-t-elle rendre nos écrans de bureau géants ? Réponse dans quelques mois.