Les vaccins contre le coronavirus causent quelques effets secondaires. Ils ne sont pas graves, et leur survenance est parfaitement normale puisque cela provient du fonctionnement même des vaccins de manière générale. Parmi les effets les plus courants, on retrouve un état de fatigue passager et, plus récurrent encore, une légère douleur au niveau du bras concerné par la piqure, tout particulièrement autour du site d’injection.

Cette douleur est similaire à une crampe après un exercice intense, ou à un gros bleu. Cela ne dure que 2 à 3 jours dans la plupart des cas et, là encore, c’est bénin. Mais d’où vient cette conséquence ?

Pourquoi ai-je mal au bras après le vaccin ?

La douleur au bras après l’injection d’un vaccin, que ce soit contre le Covid-19 ou la grippe, est la conséquence logique de deux principaux mécanismes :

En bref : lorsque vous avez mal au bras après l’injection d’une dose de vaccin, c’est le résultat de la piqûre elle-même ainsi que le démarrage de la réponse immunitaire, qui, au début, crée une inflammation localisée. Cette douleur au bras peut commencer à survenir dans l’heure qui suit l’injection et cela dure 2 à 3 jours. Il faut percevoir ce phénomène de la même façon qu’un gros bleu que vous auriez pu vous faire : cela fait mal dans la zone concernée pendant quelque temps, avant de s’estomper.

Il n’est pas impossible également que l’injection génère des rougeurs autour du site d’injection. Si cela ne dure que 2-3 jours, il n’y a rien d’anormal ou de grave. Dans le cas de Moderna, il est souvent rapporté que ces rougeurs peuvent advenir non pas juste après l’injection, mais entre 4 et 11 jours après, il s’agit de «  réactions retardées ». Les données sur le sujet montrent que, tant qu’elles sont temporaires, ces rougeurs n’ont rien de grave.

Autre réaction possible — également signalé plus particulièrement pour Moderna — et qui pourrait faire paniquer, mais s’avère banale : un gonflement des ganglions sous les aisselles. Ces ganglions existent, mais vous ne les percevez pas d’habitude. Leur gonflement est le résultat du système lymphatique qui s’active près de la zone où démarre la réponse immunitaire (comme lorsque vous avez une angine : les ganglions grossissent au niveau de la gorge).

Source : Quinton A. Lee

Que faire ?

Veillez à bouger votre bras après l’injection, et à continuer ensuite en utilisant normalement votre bras même si vous avez mal. Ne laissez pas votre bras statique, car il faut stimuler la circulation sanguine. Si cela vous lance, vous pouvez aussi déposer une petite compresse froide, comme après une douleur venant d’un exercice sportif intense ou bien un bleu.

C’est en effet ce que conseille le CDC : « Appliquez un gant de toilette propre, frais et humide sur la zone concernée » et «  utilisez votre bras ou faites de l’exercice ». Évidemment, il s’agit là de faire de l’exercice de manière modérée, l’équivalent de petits échauffements.

Sur l’app TikTok, une étonnante pratique non médicale est devenue virale aux États-Unis : des gens conseillent de tourner le bras, 15 à 30 minutes après l’injection, comme si l’on faisait une sorte de moulin à vent. D’après ces internautes, cela aiderait à calmer la douleur. Si cela favorise la circulation sanguine, ce n’est toutefois pas une recommandation prouvée scientifiquement contre la douleur créée par le vaccin. Cela ne peut pas faire de mal du moment que vous n’en abusez pas (et que vous évitez de vous prendre un mur ou un objet au passage, cela ne ferait qu’accroitre la douleur), et que vous continuez ensuite à bouger votre bras normalement, ce qui reste le plus recommandé médicalement.

Comment repérer une allergie ?

Si vous avez mal au bras, et/ou que vous avez des rougeurs ou un gonflement des ganglions, ce n’est pas le signe d’une allergie ou d’un problème, mais, comme nous l’avons expliqué plus haut, il s’agit d’une réaction normale. En revanche, si ces effets persistent plus de 3 jours ou s’aggravent en devenant réellement gênants, cela peut être le signe d’une allergie, il faut alors prévenir votre médecin.