De nouvelles données anglaises, préliminaires, viennent chiffrer l'efficacité de Pfizer et AstraZeneca contre les formes graves de la maladie Covid-19 chez les personnes âgées.

Le Royaume-Uni a mis en ligne, le 1er mars 2021, des données préliminaires, mais massives sur l’efficacité des vaccins d’AstraZeneca et Pfizer contre le coronavirus SARS-CoV-2. Le document publié se penche principalement sur l’impact de la vaccination pour freiner les hospitalisations et les décès auprès des personnes âgées.

Un effet net contre les formes graves et les décès

Les données reposent sur plus de 7 millions d’adultes âgés de 70 ans et plus, qui ont rapporté des symptômes de la maladie Covid-19 entre le 8 décembre 2020 et le 17 février 2021. L’étude se divise en un groupe de personnes vaccinées, et un groupe non vacciné.

L’analyse des résultats suggère que :

  • L’efficacité contre une infection symptomatique au coronavirus est, chez les personnes de plus de 70 ans, de 57 à 61 % après une seule dose de Pfizer, et de 60 à 73 % après une dose d’AstraZeneca ;
  • Une seule dose du vaccin de Pfizer ou d’AstraZeneca réduit de 80 % les risques d’hospitalisations chez les personnes de plus de 80 ans, dans un délai de 3-4 semaines ;
  • Le vaccin de Pfizer réduit de 85 % les décès provoqués par le Covid-19 dans cette même population (l’efficacité d’AstraZeneca contre les décès n’a pas pu encore être évaluée) ;
  • Les infections ont tendance à réduire après la première dose de l’un de ces vaccins, chez les populations âgées de plus 70 ans.

« La vaccination avec une seule dose de BNT162b2 [Pfizer]ou de ChAdOx1 [AstraZeneca] est associée à une réduction significative des cas symptomatiques de SARS-CoV-2 chez les adultes âgés, avec une protection encore plus grande contre les maladies graves. Les deux vaccins ont des effets similaires », conclut le document.

Le Royaume-Uni est l’un des pays les plus avancés dans la vaccination, mais mise sur la stratégie de privilégier la première dose. // Source : Pexels

Il faut garder à l’esprit que ces chiffres ne sont pas publiés dans une revue scientifique, mais directement mis en ligne par l’agence sanitaire britannique. Les conclusions ne peuvent donc être universalisées comme des résultats définitifs. Ceci étant, un début de cohérence commence à apparaitre à travers les études menées « dans la vraie vie », principalement pour Pfizer, dont les données israéliennes (quant à elles, publiées dans une revue scientifique et relues par un comité indépendant) montrent une efficacité de 89-91 % après une première dose. Les chiffres demeurent donc globalement toujours élevés, dès la première injection.

L’impact sur la transmission asymptomatique reste un point aveugle pour l’instant. Des données anglaises suggèrent une réduction de 67 % de la transmission dans la population, mais ce sont là encore des données prépubliées envers lesquelles il faut conserver de la prudence. Cela signifie donc que les personnes vaccinées doivent garder l’usage des gestes barrières pour protéger les autres.

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