Pour apporter un peu de fraîcheur aux futurs spectateurs des Jeux olympiques de Tokyo en 2020, les organisateurs ont testé une idée étonnante : pulvériser de la neige sur les gradins.

L’an prochain, la ville de Tokyo va accueillir les Jeux olympiques d’été. Alors que le pays a été touché par les vagues de chaleur ces derniers mois (57 personnes sont décédées pendant la dernière semaine du mois de juillet), les organisateurs de l’événement se demandent comment ils pourront protéger les spectateurs d’un éventuel coup de chaleur. Ils envisagent très sérieusement d’utiliser de la neige artificielle à cette fin, a rapporté la BBC le 13 septembre 2019.

Ce jour-là, les organisateurs des jeux ont réalisé un test en pulvérisant environ 300 kilogrammes de neige artificielle près la voie navigable Sea Forest, un site construit spécialement pour les jeux et qui doit accueillir des régates d’aviron et de canoë-kayak. La neige a été envoyée sur les gradins qui devront accueillir les spectateurs de ces futures compétitions.

Une affiche pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2020. // Source : Flickr/CC/Marco Verch (photo recadrée)

Évidemment, la température ambiante n’a pas baissé

Selon la BBC, un projet de toit couvrant l’intégralité des stands (2 000 places) était prévu mais il a finalement été abandonné par souci d’économie. Les organisateurs ont donc misé sur l’utilisation de la neige, qui a été pulvérisée pendant 5 minutes lors du test du 13 septembre. Évidemment, ces quelques flocons n’ont strictement rien changé à la température ambiante qu’il faisait à ce moment là (25,1° C), rapportent nos confrères.

Malgré tout, les organisateurs continuent de voir dans ces machines à neige un bon moyen de rafraichir le public… et de le divertir. On ignore cependant à quel coût est estimé ce divertissement (le prix des machines à neige n’est pas connu). Pour l’instant, cette solution n’a pas été adoptée officiellement mais elle n’est pas exclue par les organisateurs des jeux.

L’idée de lancer de la neige pour soulager un peu les spectateurs accablés de chaleur peut prêter à sourire, mais aussi inquiéter d’un point de vue écologique. Elle fait aussi penser aux gadgets qui tentent, avec plus ou moins de succès, de nous rafraîchir — comme des climatiseurs prétendument révolutionnaires. Même en Arctique, les scientifiques songent à installer des canons à neige pour lutter contre la fonte de la calotte. Ces solutions de secours rappellent qu’il est urgent de réagir avant que les effets des vagues de chaleur ne se fassent sentir encore plus tôt dans l’année — dès le mois de mai à la fin du siècle, selon des chercheurs.

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