SpaceX se prépare activement pour organiser son premier test de vol habité. Dernièrement, il a franchi le cap des 700 tests de SuperDraco, son moteur-fusée qui sera décisif pour la survie de l'équipage.

Plus de sept-cents : c’est le nombre d’essais que SpaceX a bouclé avec SuperDraco, le moteur-fusée qui équipe le vaisseau spatial Dragon V2 — le véhicule en compte huit en tout. Pour marquer le coup, un clip mis en ligne le 12 septembre sur le compte Twitter de l’entreprise américaine présente quelques séquences , avec un montage qui accentue le caractère spectaculaire des tests.

Préparation en vue d’une mission habitée

SpaceX doit s’assurer du parfait fonctionnement de ces moteurs, mais aussi de la capsule et de l’ensemble des engins et des équipements que le groupe mobilise, parce qu’il doit se faire la démonstration de sa capacité à assurer des missions habitées. C’est pour cela, par exemple, que l’entreprise a réalisé en août une mise à feu statique du premier étage d’une fusée Falcon 9, car elle transportera la Dragon V2.

Pour l’heure, tous les tests ont été organisés sans aucun équipage à bord. Pour la suite, il va falloir que ces vols habitables deviennent des vols habités. Or justement, un vol d’essai est planifié (nom de code : Crew Dragon Demo-2). Celui-ci impliquera deux astronautes pour un aller-retour entre la Terre et la Station spatiale internationale. Celle-ci orbite autour de la Terre à près de 400 km d’altitude.

SuperDraco SpaceX
Le moteur-fusée SuperDraco à l’essai, en 2014. // Source : NASA

Un moteur qui a un rôle crucial

Une ombre au tableau est toutefois arrivée ce printemps, lorsque le 20 avril s’est produit la destruction complète de sa capsule habitable, du fait d’une grave « anomalie ». Selon une enquête préliminaire, publiée le 15 juillet, « la défaillance d’un composant en titane dans un environnement de peroxyde d’azote sous haute pression a été suffisante pour causer l’inflammation du clapet anti-retour et entraîner une explosion ».

Dragon V2 possède deux systèmes de propulsion : il y a tout d’abord Draco (au nombre de seize) qui sert à manœuvrer en orbite et à corriger le trajet de la capsule. Il y a ensuite SuperDraco (huit, donc), qui doivent servir à sauver l’équipage en éjectant la capsule si le lanceur est en perdition, mais aussi à freiner l’arrivée de la capsule sur Terre ou en mer (avec l’aide de parachutes).

Partager sur les réseaux sociaux