Alors que SpaceX a une bonne longueur d'avance dans le domaine spatial, Blue Origin progresse : l'entreprise de Jeff Bezos vient de tester une huitième fois son lanceur New Shepard.

Mission réussie pour Blue Origin : dimanche 29 avril, malgré une météo capricieuse, l’entreprise spécialisée dans les activités aérospatiales a bouclé avec succès son vol test dans le désert texan. Avec ce nouvel essai concluant, la société américaine de Jeff Bezos — le patron du géant du commerce électronique Amazon — se rapproche un peu plus d’une exploitation commerciale.

La tentative du jour avait plusieurs objectifs à accomplir. Le premier d’entre eux était tout simplement d’atteindre l’espace avec le lanceur New Shepard puis de le faire revenir sur le plancher des vaches de manière contrôlée. Cette partie n’a pas posé de problème, la fusée atteignant l’altitude d’environ 106 kilomètres et utilisant ses propulseurs pour décélérer au moment de la descente, afin de se poser en douceur.

Au cours de cette mission, Blue Origin en a aussi profité pour expérimenter la procédure de récupération de sa capsule, qui à terme doit accueillir un équipage humain. Là aussi, aucun incident n’est à signaler : la capsule s’est séparée de New Shepard à haute altitude puis elle a entamé son retour sur Terre avec l’assistance de trois grands parachutes pour qu’elle ne s’écrase pas au sol.

Le dernier grand objectif de cette mission consistait à collecter de la télémétrie et de faire quelques expériences scientifiques pendant la phase du vol. Ainsi, la capsule était « habitée » par un mannequin de crash-test et était équipée de divers capteurs pour recueillir des données sur la pression, le bruit et les données environnementales à bord, en prévision des futurs vrais vols habités.

Avec cette mission, Blue Origin boucle son huitième vol test. Le groupe américain en a aussi profité pour réutiliser la capsule qui a servi lors du précédent vol, une manière de faire qui n’est pas sans rappeler la pratique de SpaceX, qui fait son possible pour pouvoir se servir à plusieurs reprises des différentes pièces qui composent ses lanceurs, afin de limiter les coûts de ses ambitions spatiales.

Selon le calendrier de Blue Origin, des tests habités pourraient avoir lieu cette année avant de proposer l’an prochain du tourisme spatial à une clientèle fortunée. Mais l’entreprise ne compte pas se limiter à cette activité : elle entend aussi pouvoir acheminer du fret voire un équipage dans l’espace — que ce soit dans la station spatiale internationale ou une base sur la Lune ou Mars — et mettre des satellites en orbite.

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