À chaque cargo envoyé à destination de la Station spatiale internationale (ISS), les astronautes récupèrent des produits frais, mais aussi de quoi mener des expériences scientifiques. Lors de la dernière livraison, il y a aussi eu du matériel informatique, et plus précisément des ordinateurs. L’équipage, bien sûr, a commencé à les déballer pour pouvoir les utiliser à bord.
Plus précisément, les modèles en question sont des ZBook G9, que HP, le constructeur américain, présente dans un communiqué. Le 17 avril 2026, la NASA a d’ailleurs annoncé que de nouveaux PC portables viendraient remplacer ceux actuellement installés en orbite.
Plus performants, bien entendu, ils vont naturellement devoir passer par la case des mises à jour logicielles. Il leur faudra aussi les configurer au réseau à bord. Des tâches qui vont prendre quelques semaines.
La NASA très rigoureuse pour éviter tout risque en orbite
Ces nouveaux modèles viennent renouveler une flotte de plus d’une centaine de PC actuellement actifs à bord. Ils ont été sélectionnés il y a déjà deux ans, et il a fallu de nombreux tests de conformité avant de les envoyer dans l’espace.
L’agence spatiale américaine est particulièrement rigoureuse avec ce type de matériel, et ce n’est que récemment qu’elle a concédé l’utilisation de smartphones personnels à bord de l’ISS, ainsi que d’un iPhone durant le voyage lunaire d’Artémis II.
Pour HP, la situation était relativement plus simple dans la mesure où la marque américaine travaille avec l’agence depuis plus de dix ans. À ce propos, il s’agit même de la troisième génération de PC envoyés en orbite depuis 2014.

Parmi les obligations liées aux produits envoyés dans l’espace, ils doivent résister à un vol spatial, ne pas risquer d’exploser pendant leur utilisation, mais aussi et surtout rester pleinement opérationnels en micropesanteur.
Il faut par ailleurs un appareil capable de gérer une grande quantité de données, de permettre des communications avec la Terre, et de rester performant même pendant de longues périodes car les réparations ou les remplacements sont complexes à mettre en place. Sans oublier les mesures de sécurité lorsque l’on traite des données sensibles.
En somme, tout est fait pour éviter une catastrophe. Ce n’est pas exagéré que de dire cela.
Dans l’espace, la gestion de la chaleur est un cauchemar technique. Sur Terre, l’air chaud s’élève naturellement, refroidissant les appareils. En apesanteur, cette convection n’existe pas : la chaleur stagne et forme une bulle brûlante autour des composants. Si le refroidissement des PC venait à faillir, leurs batteries au lithium risqueraient de s’emballer thermiquement, provoquant une explosion.
À ce risque thermique s’ajoute le danger électrique : l’usage d’un chargeur inadapté sur le réseau de la station provoquerait un court-circuit massif. À 400 kilomètres d’altitude, un départ de feu ou un dégagement de gaz toxiques (issus de composants fondus) est le scénario le plus redouté par les agences spatiales.
Dans l’environnement totalement clos et pressurisé de l’ISS, où il est impossible d’aérer, ces exigences de sécurité extrêmes imposées par la Nasa sont littéralement une question de survie pour l’équipage.
Quelques données techniques sur les ordinateurs envoyés en orbite :
| Pièce | |
|---|---|
| Processeur | Intel Core Ultra 9 vPro HX |
| Carte mère | Nvidia RTX Pro Blackwell |
| Mémoire vive | 128 Go DDR5 |
| Stockage | 4 SSD NVMe de 2 To |
Peut-être la dernière génération de PC à bord de l’ISS ?
En plus de ces performances haut de gamme, les exemplaires envoyés en orbite ont dû subir quelques ajustements pour être adaptés à leur nouvelle mission. C’est le cas pour les chargeurs avec un adaptateur conçu exprès pour l’ISS, habituée aux prises DC, alors que les chargeurs standards sont en AC.
En plus de ces ordinateurs, HP a également fourni des imprimantes déjà en cours d’utilisation et conçues exprès pour fonctionner dans l’espace. Car oui, les astronautes impriment aussi des feuilles de papier.
À l’avenir, il reste à voir si la NASA redemandera un remplacement de son matériel informatique. En effet, l’ISS ne doit en principe plus être utilisée d’ici le début des années 2030. Dès lors, peut-être ne sera-t-il pas nécessaire de renvoyer des ordinateurs d’ici la fin de la Station spatiale internationale.
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