À peine annoncée et déjà plus de 30 000 abonnements sur son tout nouveau compte X. Il s’agit de la future base lunaire de la Nasa, officialisée par Jared Isaacman. Le patron de l’agence spatiale américaine a amorcé de grands bouleversements dans le programme Artémis qui vise un retour des États-Unis sur la Lune.
Parmi eux, l’abandon de la fameuse station Lunar Gateway, qui était censée être placée en orbite autour du satellite et servir de « pont » avec la Terre. À la place, il y aura une base à la surface.
Un système (un peu) plus simple
De quoi s’agit-il exactement ? Jared Isaacman a mentionné un objectif clair : « Bâtir les fondations pour une base lunaire durable et préparer la prochaine étape en direction de Mars ». Concrètement, il va donc s’agir d’installations faites pour être habitées par des astronautes sur le temps long. Pour cela, il faudra de gros travaux préparatoires d’aménagement, avec des rovers, des robots et tout un ensemble d’équipements à préciser.
Cette bascule est justifiée par quelques avantages. Le premier est avant tout technique : si un alunissage n’est pas un totalement un jeu d’enfant, c’est a priori moins complexe que l’architecture dont avait besoin la Gateway. Ici, inutile de procéder à des rendez-vous orbitaux ni de trouver un moyen de faire atterrir puis revenir des navettes constamment.
Reste que cette « Moon Base » sera tout de même loin d’être facile à mettre en place. La Nasa évoque un déploiement en trois phases :
- D’abord, l’arrivée de robots, de rovers et d’atterrisseurs qui serviront de démonstrateurs techniques pour préparer une exploration habitée. Cela passera par le programme CLPS de la Nasa qui implique plusieurs entreprises privées.
- Ensuite, le déploiement de modules semi-habitables, afin de soutenir une présence de long terme et des opérations routinières. Cela se fera avec l’aide de l’agence spatiale japonaise Jaxa. À ce stade, il devrait être possible pour des astronautes de passer quelques jours, voire quelques semaines, sur place.
- Enfin, des infrastructures permanentes avec des habitats et tout le nécessaire pour permettre une présence humaine sur une longue période. Sur le modèle des CLPS, les échanges avec la Terre seront réguliers avec des cargos capables de transporter de grandes quantités de matériel.
Le spectre de la Chine derrière Artémis
Pour concrétiser cette vision, il faudra une grande quantité de lancements destinés à acheminer le matériel, puis les humains, jusqu’à la Lune. Chacune des phases est évaluée à un coût de 10 milliards de dollars, avec près d’une dizaine de lancements chaque année jusqu’à 2036. Rien d’irréaliste, même si des embûches et des dépassements de budget seront à prévoir.

Si les États-Unis ont autant bouleversé leurs plans, c’est en raison de la forte concurrence de la Chine. Washington s’est senti obligé de revoir sa stratégie par crainte de se faire déborder. A final, leur plan de base lunaire ressemble fortement au programme ILRS proposé par Pékin, annoncé dès 2021.
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