Trois personnes sont décédées à bord d’un bateau de croisière voyageant sur l’océan Atlantique. Un des passagers a été infecté par la souche d’hantavirus des Andes, qui est la seule transmissible entre êtres humains.

C’est la hantise des équipages de bateaux : une épidémie à bord. Le 3 mai 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté une épidémie présumée d’hantavirus à bord d’un bateau de croisière néerlandais, le MV Hondius, se trouvant au milieu de l’océan Atlantique. Trois personnes sont décédées, sur un total de 147 passagers et membres d’équipage.

La situation se précise ce 5 mai : comme le confirme l’AFP, la souche d’hantavirus détectée sur l’un des passagers est celle des Andes, qui est la seule transmissible entre êtres humains (sur les 38 souches connues).

L’information a été annoncée par le ministre sud-africain de la Santé devant une commission parlementaire. Deux des passagers du navire ont été transférés vers Johannesburg : l’un est décédé, l’autre est hospitalisé. Ce 6 mai, l’OMS a indiqué dénombrer 8 cas, dont 3 confirmés en laboratoire.

Le navire MV Hondius. // Source : Mike Louagie (image recadrée)
À bord d’un navire MV Hondius. // Source : Mike Louagie (image recadrée)

Les premiers symptômes sont survenus à bord entre le 6 et le 28 avril dernier, se caractérisant par « de la fièvre, des symptômes gastro-intestinaux, une évolution rapide vers une pneumonie, un syndrome de détresse respiratoire aiguë et un état de choc », décrivait l’OMS le 4 mai, ajoutant qu’ « il s’agit d’une maladie rare mais grave qui peut être mortelle. »

Comment se transmet cette maladie ?

Sa transmission vers les humains se fait principalement au contact de l’urine, d’excréments ou de salive de rongeurs infectés. Les maladies humaines à hantavirus sont ainsi classées dans la catégorie des zoonoses. « La transmission inter-humaine est rare et n’a été décrite que dans le cas d’infection par l’hantavirus Andesen Argentine », (le souche des Andes), précise l’institut Pasteur. En France, une centaine de cas hospitalisés sont détectés en moyenne par année, ce qui est « relativement rare », complète l’institut.

« Il n’existe pas de traitement spécifique ni de prophylaxie vaccinale », indique Santé publique France.

Comme le souligne le journaliste du Parisien Nicolas Berrod sur X, la souche des Andes « circule beaucoup en Argentine (d’où est parti le navire) et son taux de mortalité est proche de 50 % ».

Il existe en fait deux formes cliniques de maladies dont sont responsables ces hantavirus :

  • En Europe et Asie : les hantavirus sont responsables de fièvres hémorragiques à syndrome rénal (FHSR). Leur gravité est variable, et elles peuvent être mortelles, la létalité variant de 0 à 10 % selon les individus, selon Santé publique France.
  • Sur le continent américain : syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), caractérisé par une atteinte pulmonaire grave et rapide, avec détresse respiratoire et cardiaque. La létalité est alors élevée : jusqu’à 60 %, estime Santé publique France (« létalité de l’ordre de 30 à 60 % », note de son côté l’institut Pasteur).

Un virus qui se propage différemment de ceux de la grippe ou du Covid

Dans son bilan du 4 mai, l’OMS estimait que « le risque que cet événement représente pour la population mondiale est faible ». Interrogée par la presse, Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS, a indiqué qu’ « il ne s’agit pas d’un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19 », la contamination ayant lieu principalement entre des individus très proches.

Quant au navire, les discussions sont en cours pour décider de son cap précis vers l’une des îles des Canaries (atteignables en 3 jours de navigation).

Découvrez les bonus

+ rapide, + pratique, + exclusif

Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.

Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.

S'abonner à Numerama+

Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci

Il y a une bonne raison de ne pas s'abonner à

Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.

Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :

  • 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
  • 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
  • 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.

Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.

S'abonner à Numerama+
Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l'actu tech en un clin d'œil

Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


Pour ne rien manquer de l’actualité, suivez Numerama sur Google !