Une des sondes de la mission Van Allen Probes va revenir sur Terre. Ou plutôt, elle va se désintégrer en plongeant dans l’atmosphère terrestre. Une fin de vie classique pour un satellite en orbite depuis 14 ans, mais qui se produit bien plus tôt que ce que prévoyaient les modèles.

Si certains Français ont pu voir récemment une météorite traverser le ciel, c’est un tout autre type d’objet qui s’apprête à faire de même tard ce soir. Une sonde de la NASA se prépare à faire son retour sur Terre, ce qui devrait se produire aux alentours de 00h45 dans la nuit de mardi à mercredi, selon l’agence spatiale américaine.

Il s’agit de la sonde Van Allen Probe A, un vaisseau lancé en 2012 et dont le rôle était l’étude la ceinture de Van Allen, comme son nom l’indique. Il s’agit d’une zone de radiation autour de la Terre influencée par l’activité solaire. Ayant terminé sa mission depuis 2019, la sonde était en veille, et attendait patiemment de revenir dans l’atmosphère terrestre.

Une fin de vie classique pour un satellite… mais un peu précoce

C’est le processus classique pour à peu près n’importe quel satellite. Quand les instruments ne fonctionnent plus et qu’il ne peut pas remplir sa mission, il est placé sur une orbite où la traînée atmosphérique va peu à peu ralentir son allure. Au fur et à mesure, son altitude baisse, jusqu’à ce qu’il pénètre dans l’atmosphère terrestre, où il se consumera.

L'entrée atmosphérique des débris de Mir dans Gravity // Source : Gravity
Voilà, en gros, ce qui attend la sonde. // Source : Gravity

Pas d’inquiétude à avoir, la sonde d’environ 1 300 kg ne touchera pas le sol : elle sera entièrement détruite lors de sa chute et terminera en cendres avant même de s’approcher du sol. La NASA se veut tout de même prudente et précise qu’il reste possible que des composants résistent à la fournaise de la rentrée atmosphérique. Selon ses calculs, il y aurait une chance de 1 sur 4 200 pour que quelqu’un soit blessé (0,024 %).

Mais tout cela n’aurait pas dû se dérouler si tôt. Quant la mission a été mise en orbite, sa phase active s’est poursuivie durant cinq ans. Des analyses ont eu lieu pour déterminer quand son retour adviendrait. On parlai alors de 2034 comme échéance. Mais depuis, le Soleil a connu une phase intense d’activité, ce qui a poussé des scientifiques à revoir leurs calculs. C’est ainsi qu’ils sont arrivés à la conclusion que la chute aurait finalement lieu huit ans plus tôt que prévu.

Les conséquences d’un environnement hostile

Depuis la Terre, les nombreuses éruptions solaires de ces dernières années ont surtout été l’occasion d’admirer de magnifiques aurores boréales, mais ce n’est pas le seul effet qui leur est associé. Durant ces tempêtes, les particules sont bien plus nombreuses à venir vers la Terre et à interagir avec le champ magnétique.

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Visualisation de la ceinture de radiation de Van Allen. // Source : NASA

Ainsi, la zone dans laquelle se trouvait la sonde Van Allen, qui s’éloignait parfois à plus de 30 000 km de notre planète, était justement remplie de particules solaires. Dans cet environnement extrêmement hostile, les différents composants électroniques du satellite sont mis à rude épreuve. Conséquence : la sonde ralentit et sa durée de vie diminue, ce qui peut conduire à ce type d’événement.

Cela dit, ce destin était plutôt inévitable, car Van Allen Probe était conçue pour évoluer dans ce type d’environnement particulièrement compliqué à gérer, et la NASA a eu la chance de pouvoir s’en servir bien au-delà des deux ans qui étaient prévus pour sa mission de base. Et il reste encore sa sonde jumelle, Van Allen Probe B, également mise hors service en 2019, et qui attendra vraisemblablement 2030 pour connaître le même sort.

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