Un de nos plus vieux ancêtres bipèdes aurait-il été mis au jour ? C’est ce que semble indiquer cette nouvelle étude. Parue dans la revue Science Advances ce 2 janvier 2026 et dirigée par des chercheurs de l’Université de New York, l’étude montre des similitudes entre les os de ce fossile de 7 millions d’années et notre squelette humain. Il s’agirait donc de notre plus vieil ancêtre bipède.
Un ancêtre de l’humain ? Une question longtemps restée sans réponse
C’est d’abord le crâne de Toumaï, petit surnom du fossile de 7 millions d’années découvert en 2001, qui a été étudié pendant longtemps, et permis l’identification de l’espèce Sahelanthropus tchadensis. 20 ans plus tard, après des études de la morphologie d’autres os de son corps (particulièrement du bras et des jambes), une question restait encore sans réponse : Sahelanthropus tchadensis était-il un ancêtre de l’humain (et donc pouvait être classé comme hominidé) ?
Dans cette nouvelle étude, les scientifiques ont analysé, à nouveau, les os du bras (soit les ulnas, anciennement dénommés cubitus) et les fémurs pour essayer d’obtenir une réponse.
Leurs armes :
- une comparaison de particularités osseuses sur les mêmes os chez des espèces fossiles (dont l’Australopithèque) et des espèces vivantes,
- la morphométrie géométrique 3D : un nom compliqué pour dire qu’on analyse les formes d’une structure de manière détaillée en 3 dimensions. Cette méthode permet de faire ressortir des points particulièrement intéressants.

La nouvelle étude a mis en évidence 3 caractéristiques qui suggèrent que Sahelanthropus était bipède, explique le communiqué de presse :
- « La présence d’un tubercule fémoral, qui sert de point d’attache au ligament ilio-fémoral reliant le bassin au fémur et qui n’a jusqu’à présent été identifié que chez les hominidés. »
- « Une torsion naturelle du fémur (appelée une antétorsion fémorale), présente notamment chez les hominidés, qui permet aux jambes de pointer vers l’avant, facilitant ainsi la marche. »
- « L’analyse 3D a révélé la présence de muscles fessiers similaires à ceux des premiers hominidés, qui stabilisent les hanches et facilitent la station debout, la marche et la course. »
Une dernière caractéristique, apportant une preuve supplémentaire de cette bipédie, est que la longueur du fémur est importante par rapport à la longueur de l’os de son bras (l’ulna). En gros, cet ancêtre avait de longues jambes par rapport à ses bras. Pourquoi est-ce que c’est une preuve ? Parce que, en comparaison, chez les singes, les bras sont longs et les jambes sont courtes.
« Notre analyse de ces fossiles apporte la preuve directe que Sahelanthropus tchadensis pouvait marcher sur deux jambes, démontrant ainsi que le bipédisme a évolué tôt dans notre lignée et à partir d’un ancêtre qui ressemblait le plus aux chimpanzés et aux bonobos d’aujourd’hui », conclut Scott Williams, directeur des recherches, dans le communiqué de presse.
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