Peregrine ne pourra pas se poser comme prévu sur la Lune. La mission d’Astrobotic Technology est dans un état critique. Une station australienne a capté son signal, peut-être le dernier de cette mission.

La mission Peregrine est dans un état trop grave pour espérer se poser en douceur sur la Lune. Ce petit atterrisseur lunaire, lancé dans la nuit du 7 au 8 janvier 2024, devait marquer le retour d’un engin américain sur la Lune. Cependant, peu après son départ, Peregrine a rencontré un souci de propulsion inquiétant. Rallier la Lune semblait compromis. Il est désormais clair que la mission spatiale ne pourra pas remplir ses objectifs.

Serait-ce le dernier signal de Peregrine ?

Ce qui pourrait bien être le dernier « soupir » de la mission Peregrine a été capté depuis l’Australie, indique The Guardian ce 10 janvier. Pour l’instant, le contact n’est pas totalement rompu avec la mission. C’est le Deep Space Network de la Nasa qui est chargé d’échanger avec la sonde. Ce réseau de communication avec l’espace lointain fonctionne grâce à trois stations terriennes réparties sur la planète, dont le Canberra Deep Space Communication Complexe, situé en Australie.

Le 8 janvier, la station de Canberra a confirmé la réception du signal émis par Peregrine. Étant donné l’état critique dans lequel se trouve la mission depuis cette date, il n’est pas impossible que ce signal soit l’un de ses derniers.

Le tweet de la station de Canberra. // Source : Via X @CanberraDSN
Le tweet de la station de Canberra. // Source : Via X @CanberraDSN

Peregrine devait jouer un rôle plutôt important pour les États-Unis : l’engin, développé par la société Astrobotic Technology, faisait partie du programme Artémis, visant à ramener l’humanité sur la Lune. Peregrine est l’un des atterrisseurs que la Nasa avait choisis dans le cadre du programme CLPS (« Commercial Lunar Payload Services », signifiant « Services de charges utiles lunaires »), pour envoyer sur la Lune des instruments scientifiques. La Nasa a préféré faire appel à des entreprises privées, afin de limiter le coût de ces déplacements de charges utiles jusque sur la Lune. L’échec de Peregrine ne devrait toutefois pas vraiment remettre en cause les projets de la Nasa.

Pour Peregrine, il est désormais trop tard. La défaillance de son système de propulsion, qui entraîne une fuite de propergol, ne permet plus à Astrobotic Technology d’espérer viser correctement la Lune. Toutefois, l’entreprise ne baisse pas complètement les bras et tente tout ce qui est en son pouvoir pour prolonger la durée de vie de sa mission.


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