Voici comment limiter au maximum les désagréments, en cas de règles, pendant une période de forte chaleur.

La rentrée 2023 est marquée par une canicule longue et intense, après le moins de juillet le plus chaud enregistré par l’humanité. Si cette situation a tendance à vous alarmer, vous n’êtes pas seul. L’éco-anxiété concerne 67 % des Français et Françaises. Mais en attendant une politique de lutte contre le dérèglement climatique, il va être nécessaire d’essayer de faire avec.

Si vous avez vos règles, vous le savez, la chaleur et les éventuelles douleurs de règles ou du SPM sont un cocktail explosif. Et pour cause, après l’ovulation, la température corporelle augmente de 0,3 à 0,7 degré à cause de la sécrétion de progestérone à cette période du cycle. Cela peut engendrer des bouffées de chaleur, des frissons, des sensations de vertige voire même une accélération du pouls. Bienvenue dans la période du syndrome pré-menstruel (SPM). 

Faire baisser la température, mais attention au froid

Pendant cette période, pour supporter au mieux la hausse des températures, n’hésitez pas à mettre du chaud sur votre bas-ventre. Le froid va avoir pour conséquence de réchauffer votre corps. Pour les douleurs, il n’est utile qu’en cas de traumatismes ou de douleurs articulaires. En d’autres termes, mettre du froid sur son pubis en période de règles ou de SPM, c’est une fausse bonne idée. Pareil, on évite les douches froides qui vont avoir un effet bénéfique quasi-nul (sauf pour votre facture d’électricité ou de gaz).

Utiliser une bouillotte en cas de règles est une bonne idée. // Source : Canva
Utiliser une bouillotte en cas de règles est une bonne idée. // Source : Canva

Vous pouvez tenter de faire baisser la température de votre appartement / maison / manoir. Par exemple, en mettant les housses d’oreillers au congélateur (quelques minutes) avant de dormir pour réduire la température de la pièce ou encore à mettre des glaçons dans un récipient sous les draps, ou recouvrir vos fenêtres de couverture de survie en journée. 

Avoir mal n’est pas normal

Arrive ensuite la période des règles, et avec elles, parfois de vives douleurs. On le rappelle, avoir mal pendant ses règles n’est pas normal et peut cacher une pathologie comme l’endométriose. Cette maladie chronique toucherait au moins 10 % des femmes en âge d’être enceinte, rappelle l’Inserm. À ce jour, il n’existe pas de traitement pour soigner l’endométriose, mais il en existe pour la ralentir ou pour stopper sa progression. Quant à son dépistage, là non plus pas de solution miracle, cela passera des examens médicaux (échographie, scanner). 

S’hydrater 

La période des règles est aussi une période où le corps a plus besoin d’eau, de sel et de fer. En période de fortes chaleurs, nous ne pouvons que vous recommander de bien rester hydratée. Beaucoup d’expertes conseillent aussi de lever le pied pendant cette période-là, si cela est possible. Une recommandation peu applicable pour beaucoup de personnes et notamment pour les femmes qui travaillent dans des emplois précaires où il n’est pas possible de faire plus de pauses et encore moins de poser quelques jours. 

Éviter les aliments inflammatoires

Alors en attendant la mise en place d’un congé menstruel en France, n’hésitez pas à adapter un peu votre alimentation pendant cette période. Privilégier les aliments qui contiennent beaucoup d’eau, comme la pastèque ou le concombre, et évitez les aliments dits inflammatoires qui favorisent les contractions utérines et donc les douleurs. C’est le cas par exemple de la viande rouge, des produits laitiers et de l’alcool, rappelle une étude publiée dans le Medical News Today (lien en anglais). A contrario, il est recommandé de favoriser les acides gras oméga-3 qui vont avoir une fonction anti-inflammatoire (saumon, sardine, noix, etc.).

Éviter les serviettes hygiéniques jetables

Au-delà de la gestion de la température de votre logement et de votre alimentation, le choix des dessous et des protections hygiéniques peut aussi avoir un impact sur votre bien-être. Si cela est possible, les serviettes jetables sont à proscrire. Souvent faites en plastique, elles favorisent les mycoses mais aussi empêchent la peau de respirer correctement, ce qui peut donner une sensation de chaud peu agréable. Les culottes de règles ou les protections lavables peuvent offrir une bonne alternative. Dans tous les cas, en cas de fortes chaleurs, il est recommandé de changer de protection plus régulièrement pour éviter le développement de bactéries, qui adorent les endroits humides et chauds. En cas de difficultés économiques, des associations de luttes contre la précarité menstruelle existent comme Gabr·iel·le ou Règles élémentaires. N’hésitez pas à les contacter.

Un tampon. // Source : Wikimedia/CC/Kaldari (photo recadrée)
Un tampon avec applicateur. // Source : Wikimedia/CC/Kaldari (photo recadrée)

Ne pas s’exposer au soleil

Ce conseil-là, on sait que vous le connaissez. En cas de fortes chaleurs ou de période de canicule, on évite de bronzer en plein soleil à 14h. Pendant ses règles, il est important de faire encore plus attention à son exposition au soleil car la circulation sanguine est moins bonne à cette période du mois. Et puis, de toute façon, la plage c’est beaucoup plus fun le soir avec des amies et un beau coucher de soleil, non ?


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