La FCC a imposé une limite au nombre de satellites de la deuxième génération de Starlink, la constellation de SpaceX.

Ce n’est sans doute pas l’issue qu’espérait SpaceX en lisant les conclusions de la Federal Communications Commission (FCC), l’autorité de régulation des télécoms aux États-Unis. L’instance n’a pas répondu entièrement aux attentes de la société fondée par Elon Musk et spécialisée dans les activités spatiales, dans sa décision rendue publique le 1er décembre 2022.

SpaceX, qui opère un réseau de satellites en orbite terrestre basse, baptisé Starlink, espérait obtenir l’approbation de la FCC pour une constellation d’environ 30 000 engins autour de la Terre (29 988, très précisément). Sur le papier, ces appareils constitueront la deuxième génération des satellites, qui doit succéder au réseau actuel.

Un train de satellites Starlink. // Source : Flickr/CC/Jurgen Mangelsdorf (photo recadrée)
Un train de satellites Starlink. // Source : Flickr/CC/Jurgen Mangelsdorf (photo recadrée)

Un quart des satellites a reçu un feu vert. Le reste attendra

Sur ce terrain, la Commission fédérale des communications a modéré les ardeurs de SpaceX. Elle n’a fait « que » valider un plan autorisant le déploiement de 7 500 engins au maximum, c’est-à-dire un quart du total demandé. Pour le reste, la FCC a reporté sa décision. Dans son avis, rapporté par CNBC, l’autorité mentionne une série de problématiques toujours d’actualité.

Parmi les sujets évoqués par la FCC figurent notamment « la réduction des débris orbitaux et la sécurité spatiale ». Des sujets loin d’être triviaux : avec des milliers de satellites en orbite basse, là où l’on trouve entre autres la Station spatiale internationale, mais également le télescope spatial Hubble, SpaceX pose un défi croissant pour piloter la trajectoire des satellites, afin d’éviter des situations à risque.

La décision de la FCC n’obère pas les perspectives de SpaceX d’obtenir à terme le droit de déployer ce réseau aux 30 000 maillons, mais des conditions plus strictes devraient être désormais liées à un déploiement aussi massif. La question de la pollution lumineuse induite par ces engins demeure également centrale, car on sait qu’elle gêne le travail des astronomes sur Terre.

Actuellement, SpaceX dispose d’une constellation forte de pratiquement 3 300 satellites Starlink en orbite autour de la Terre. La société densifie régulièrement son réseau, en envoyant de nouveaux appareils dans l’espace par grappe de soixante. La quasi-totalité des territoires habités est maintenant techniquement couverte. Cela étant, le service n’est pas disponible partout.

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