Le Japon espérait atteindre la surface de la Lune avec son tout petit satellite envoyé à bord de la mission Artémis I. OMOTENASHI n’a pas pu remplir cet objectif, mais l’agence spatiale reste optimiste.

Il visait la Lune, il l’a loupée. Un satellite miniature d’Artémis I, envoyé avec la capsule Orion à bord du Space Launch System (SLS) le 16 novembre 2022, n’a pas rempli sa mission. Ce satellite cubique miniature, baptisé OMOTENASHI, a été conçu par la Jaxa (l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise). Il faisait partie de la dizaine de satellites lancés avec la première mission du programme Artémis. OMOTENASHI avait un but précis : atteindre la surface lunaire.

Pourtant, peu de temps après le décollage de la fusée, on apprenait que ce satellite miniature était en situation d’urgence. Ses batteries se sont vidées, vraisemblablement, car les panneaux solaires du satellite n’étaient pas correctement orientés vers le Soleil.

Pas d’alunissage pour le petit OMOTENASHI

Après avoir perdu le contact avec l’engin de 12,6 kg, les équipes de la Jaxa ont pu l’observer de nouveau le lundi 21 novembre. Mais, « la communication avec le vaisseau spatial n’a pas pu être rétablie et il a été déterminé que l’opération de manœuvre d’atterrissage lunaire ne pouvait pas avoir lieu », résume la Jaxa sur Twitter. L’objectif de l’alunissage a donc dû être abandonné.

Préparation du satellite pour son vol avec Artémis I. // Source : Nasa
Préparation du satellite pour son vol avec Artémis I. // Source : Nasa

Toutefois, tout n’est pas perdu pour OMOTENASHI. La Jaxa espère encore le récupérer pour s’en servir à d’autres fins que l’atterrissage sur la Lune. Le satellite a d’autres atouts : il est aussi capable de prendre des mesures en vol, par exemple, pour étudier le rayonnement à l’extérieur de la magnétosphère terrestre (c’est-à-dire, la zone d’influence du champ magnétique terrestre).

« L’opportunité de voyager au-delà de la Lune est précieuse, nous aimerions donc continuer à travailler sur la récupération [du satellite] et réaliser certaines de nos missions », lit-on sur le compte Twitter de la Jaxa consacré à OMOTENASHI. La Jaxa reste un modèle d’optimisme : même si son minisatellite a manqué la Lune, l’agence estime qu’il peut encore servir comme une sonde pour explorer l’espace plus profond.