France Assos Santé vient de publier une lettre ouverte, adressée aux députés, pour leur demander de « sanctuariser » l’obligation vaccinale du personnel soignant.

Depuis le mardi 1er novembre 2022, l’obligation vaccinale contre le covid pour les soignants est levée en Italie. La France devient ainsi l’un des derniers pays à conserver cette mesure. Même si certains élus s’y opposent, aucun changement ne semble envisagé à court terme.

Le gouvernement se range à la recommandation scientifique de la Haute autorité de Santé : dans un avis de juillet 2022, la HAS soutient le maintien de l’obligation « au vu du contexte épidémique dynamique, des incertitudes sur l’évolution de l’épidémie dans les prochains mois, et de l’efficacité d’un schéma vaccinal complet à réduire le risque d’être infecté et de transmettre la maladie ».

Mais, face à la décision de l’Italie et à l’intensification des débats parlementaires, France Assos Santé (l’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé) a publié, ce jeudi 3 novembre 2022, une lettre ouverte à destination des députés, pour rappeler la raison d’être de cette obligation. La lettre appelle à « sanctuariser cette obligation de vaccination pour les personnels soignants, dans l’intérêt des usagers de la santé et des soignants eux-mêmes ».

« Ne pas céder aux injonctions d’une minorité »

« Au seuil de l’hiver, le système de santé est confronté à une double contrainte : la tension des personnels soignants dans les hôpitaux et la reprise attendue de l’épidémie de COVID-19 », rappelle France Assos Santé.

Vaccination contre la maladie covid-19. // Source : Flickr/CC/Flickr oficial do Governo do Estado de São Paulo. (photo recadrée)
Le personnel soignant est soumis à une obligation vaccinale contre le coronavirus SARS-CoV-2, en France. // Source : Flickr/CC/Flickr oficial do Governo do Estado de São Paulo. (photo recadrée)

Dans la lettre, l’organisme rappelle l’utilité de la vaccination comme « mesure de santé publique » permettant de :

  • Limiter les risques de contamination au sein des établissements de santé et de protéger ainsi les patients fragilisés hospitalisés, les personnes âgées en établissement et les personnes à risque de forme grave, notamment les personnes immunodéprimées dont le parcours de santé intègre les établissements de soins,
  • Protéger les personnels soignants et réduire les risques d’absentéisme dans les services déjà en tension.

France Assos Santé demande donc aux parlementaires de ne pas céder aux « injonctions d’une minorité de l’opinion publique », rappelant d’ailleurs que la vaccination est « respectée et pratiquée par l’immense majorité des soignants ».

En dehors du personnel soignant, il n’y a pas d’obligation vaccinale en France. Une campagne de rappel est toutefois en cours pour les publics à risque (en même temps que la campagne du vaccin antigrippal).

La lettre ouverte complète

Voici la lettre complète, telle qu’elle a été transmise aux députés ainsi qu’à la presse.

Lettre ouverte datant du 3 novembre 2022 // Source : France Assos Santé
Lettre ouverte datant du 3 novembre 2022. // Source : France Assos Santé