Vous êtes une divinité, et vous avez la lourde tâche de créer un écosystème viable et équilibré… avec des dinosaures ! Ça se passe dans Gods Love Dinosaurs, notre jeu de société de la semaine.

Les joueurs incarnent chacun un dieu et doivent créer leur propre écosystème, avec une chaîne alimentaire animale équilibrée entre proies et chasseurs.

Tout le monde commence la partie avec une tuile de départ composée de sept cases hexagonales : trois d’entre elles accueillent un animal, des proies (une grenouille, un lapin et un rat). La case centrale contient un dinosaure.

Gods Love Dinosaurs
L’aperçu d’une partie de Gods Love Dinosaurs. // Source : Catch Up Games

Un tour de jeu est très simple puisqu’il consiste à prendre une tuile écosystème et à l’ajouter à votre zone de jeu, adjacente à une tuile déjà en place. Ces tuiles sont prises du plateau des animaux. Il est constitué de cinq colonnes, qui correspondent chacune à un animal (les trois proies vues précédemment, et deux prédateurs, le tigre et l’aigle), et qui accueillent deux ou trois tuiles selon le nombre de joueurs.

S’il reste encore des tuiles dans la colonne d’où vous avez pris la vôtre, votre tour prend fin et la main passe au joueur suivant. Si la colonne est vide en revanche, on active l’animal en question.

Quand une proie s’active, chaque pion de cette espèce, dans tous les écosystèmes, peut se reproduire sur une case vide adjacente de son type de terrain de prédilection. Pour qu’une grenouille se reproduise, il faut qu’il y ait une case de lac vide à côté d’elle. Une forêt pour les rats, et un champ pour les lapins.

Quand un prédateur s’active, chaque pion de cette espèce, dans tous les écosystèmes, peut se déplacer pour dévorer des proies. Les tigres se déplacent jusqu’à deux hexagones, dans n’importe quelle direction. Les aigles jusqu’à trois, mais uniquement en ligne droite.

Gods Love Dinosaurs
Les différentes tuiles durant la partie. // Source : Catch Up Games

Si un prédateur ne mange pas au moins une proie, il meurt. Et pour chaque proie supplémentaire dévorée, on ajoute un pion du prédateur en question : l’excédent de nourriture leur permet de se reproduire.

Mais qu’en est-il des dinosaures ?

La première fois que la colonne des grenouilles est vidée et après avoir activé ces dernières, on active les dinosaures. La fois suivante, ça sera pour la colonne des lapins, et ainsi de suite. Les dinosaures se déplacent jusqu’à cinq cases, dans n’importe quelle direction, mais doivent terminer leur déplacement sur une montagne. Comme les prédateurs, un dinosaure doit manger au moins un autre animal pour ne pas mourir de faim. En plus, pour chaque prédateur dévoré, un œuf est pondu. On pourra éventuellement faire éclore ce dernier plus tard dans la partie pour ajouter un dinosaure à son écosystème.

La partie prend fin dès qu’il n’y a plus de tuile. On marque des points pour chaque œuf pondu et chaque dinosaure encore vivant. Le plus grand score l’emporte.

Pourquoi jouer à Gods Love Dinosaurs ?

Comme la plupart des jeux de tuiles, la mécanique de base de Gods Love Dinosaurs est très simple : je prends une tuile, je l’ajoute à mon aire de jeu. L’activation des proies et des prédateurs quand une colonne du plateau animaux est vidée, puis celle des dinosaures à certains moments, demande un peu plus de concentration, mais s’assimile aisément après quelques tours de jeu.

On est d’autant plus surpris quand on se rend compte du niveau de réflexion demandé !

Gods Love Dinosaurs
La boîte du jeu. // Source : Catch Up Games

En effet, il faut constamment jongler pour que nos proies se reproduisent, pour que nos prédateurs en mangent suffisamment pour se reproduire également, pour qu’enfin ils se fassent dévorer par nos dinosaures. Rappelez-vous : à la fin, seuls les œufs et les dinosaures rapportent des points de victoire.

Et cela demande beaucoup d’anticipation, une bonne capacité à séquencer ses choix, et à parvenir à deviner ceux de ses adversaires. Si vous vous retrouvez hors tempo, vous aurez du mal à remonter la pente. Si, par exemple, un adversaire active les tigres, mais que vous n’en avez pas dans votre écosystème, vous prenez du retard.

Gods Love Dinosaurs
Un dinosaure face à un lapin. Ça s’annonce mal pour Pan-Pan. // Source : Catch Up Games

Le choix et le placement des tuiles ont également leur importance, puisque les proies ne se reproduisent que dans leur terrain de prédilection. Sans oublier les cases de montagne, à placer judicieusement pour faciliter les déplacements de vos dinosaures.

Le matériel n’est pas en reste, bien au contraire. Les tuiles cartonnées sont épaisses, et de fait agréables à manipuler, et joliment illustrées. Mais ce sont surtout les dizaines de pions en bois, aux formes des animaux, qui donnent tout leur charme au jeu.

Sous une simplicité apparente, Gods Love Dinosaurs cache une vraie complexité et une grande profondeur dans son développement, avec toutefois une prise en main rapide. Le hasard est tout de même présent, dans l’ordre d’arrivée des tuiles, ce qui permet d’ajouter un aléatoire bienvenu, évitant au jeu de devenir un pur casse-tête d’optimisation mathématique.

Il n’y a pas que les dieux qui aiment les dinosaures, la rédaction de Numerama aussi !

  • Gods Love Dinosaurs est un jeu de Kasper Lapp
  • Illustré par Gica Tam
  • Édité par Catch Up Games
  • Pour 2 à 5 joueurs à partir de 10 ans
  • Pour des parties d’environ 45 minutes
  • Au prix de 36,90 € chez Philibert

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