Prochaine grosse exclusivité de la PlayStation 5, le jeu d'action Returnal s'appuie sur les spécificités de la manette DualSense pour appuyer son gameplay nerveux. On y a joué : c'est très convaincant.

Selene amorce une descente un peu tendue vers la planète Atropos. Alors que son vaisseau s’écrase dans des conditions météorologiques désastreuses, la joueuse ou le joueur se cramponne à sa DualSense. Et la manette ne manque pas de lui faire ressentir la moindre secousse, avec subtilité et précision. Le retour haptique fait ressentir la puissance de chaque éclair, et permettrait presque de compter les gouttes de pluie qui viennent mourir sur la coque. L’immersion est totale et le jeu vidéo Returnal vient à peine de commencer.

Quand nous avons découvert la PlaySation 5 pour la première fois, nous sommes tout de suite tombés amoureux de sa manette — la DualSense. Après avoir un peu trop fait confiance à la DualShock, décevante sur la génération PS4, Sony a décidé de révolutionner cet accessoire essentiel. Outre une ergonomie meilleure, la DualSense profite de plusieurs technologies distinctives, susceptibles de faire la différence — à condition que les développeurs les exploitent. Hélas, depuis la sortie de la console, les jeux qui tirent vraiment profit de la manette se comptent sur les doigts d’une seule main.

Après avoir joué à Returnal pendant plusieurs heures en amont du test, on peut affirmer qu’il vient s’ajouter à la liste des vitrines pour la DualSense. Il prend le relai d’Astro’s Playroom, compilation de mini-jeux bien pensés.

Returnal // Source : Capture PS5

La DualSense est vraiment exploitée dans Returnal

Le retour haptique, technologie qui remplace les moteurs de vibration pour des sensations plus fines, nous a fait forte impression. Mais, ce n’est pas ce que nous retiendrons le plus de Returnal, au chapitre de l’optimisation des aptitudes de la DualSense. Le retour haptique ne fait finalement qu’améliorer l’immersion, à l’instar de l’Audio 3D, très bien géré ici pour peu qu’on possède un casque (les bruitages se placent avec pertinence, avec une vraie impression de 360 degrés).

À nos yeux, le vrai argument de Returnal se situe au niveau des gâchettes adaptatives, pensées pour jouer sur la résistance quand on appuie dessus. On s’attendait à ce que les développeurs de Housemarque imitent ceux de Call of Duty : Black Ops Cold War. Dans le jeu de tir édité par Activision les gâchettes adaptatives viennent différencier les armes : plus elle est lourde, plus il faut appuyer fort pour tirer. Ici, le but est de simuler une véritable détente, quitte à provoquer une fatigue à la longue (surtout pour les fans des gros fusils). Ce n’est pas l’orientation choisie par le studio derrière Returnal. 

Returnal // Source : Capture PS5

Dans l’exclusivité PS5, Housemarque est parvenu à associer deux modes de tir à la gâchette réservée à la visée (sachant que l’héroïne ne peut porter qu’une seule arme). En pressant la gâchette gauche jusqu’à mi-course, l’arme tire normalement. En la pressant à fond, on bénéficie d’un tir secondaire plus puissant — mais qui met du temps à se recharger. C’est un véritable coup à prendre : après des années passées à appuyer à fond pour ajuster son tir, une manette nous demander de doser. Ce changement d’approche se matérialise par une nouvelle façon de jouer, dans un genre qui laisse peu de place aux expérimentations. Il faut du reste noter que les studios peuvent adapter différemment les caractéristiques de la DualSense, une manette incroyable qui ne demande qu’à être exploitée.

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