L’année a encore été très riche. Voici le bilan sur les animés qu’il ne fallait pas manquer en 2019 ainsi que quelques suggestions pour 2020.

Après une année 2018 qui aura vu la montée en puissance de Netflix dans l’animation japonaise, 2019 aura été celle de Wakanim qui aura notamment tiré le gros lot avec Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba, le gros succès du moment.

Dans la liste, nous aurions pu citer à nouveau la dernière saison de Jojo’s Bizarre Adventure : Golden Wind (disponible sur ADN) mais on va laisser la place aux petits nouveaux comme la série était déjà présente dans le bilan 2018. Allez, place aux titres maintenant.

L’Attaque des Titans (saison 3, partie 2)

Comme c’est tout simplement la meilleure série actuelle, il est difficile de ne pas l’évoquer. Le nouvel arc, marquant le retour à Shiganshina, revient aux bases de son concept initial : le survival. Tout en nous offrant enfin la réponse que nous attendions depuis le début, à savoir ce qui se cache dans cette fichue cave.

Les dix épisodes sont donc consacrés à l’affrontement entre le Bataillon d’Exploration d’Eren et les Titans menés par Reiner et Bertolt. Au programme, de l’action rythmée tambour battant, du suspense, des révélations fracassantes, des morts tragiques et des séquences « sakuga » toujours aussi spectaculaires. L’arc précédent avait le mérite de se poser un peu pour nous faire souffler, mais c’était pour mieux nous préparer à ce climax démentiel. Après pratiquement 60 épisodes, L’Attaque des Titans ne s’essouffle toujours pas d’un iota. La marque d’un futur classique.

La série est disponible sur Wakanim.

Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba

2019 fut sans nul doute l’année de l’œuvre de Koyoharu Gotôge, puisque son manga a détrôné One Piece en tête des ventes au Japon. Ce qui n’était pas arrivé depuis 12 ans. Un exploit que l’on doit beaucoup à l’animé du studio Ufotable (Fate/stay Night) et à sa réalisation de haute volée. Le fameux 19e épisode, qui a marqué la rétine de nombreux spectateurs, en est une preuve indéniable.

À l’instar de My Hero Academia, Kimetsu no Yaiba ne va pas bouleverser le genre car ce n’est tout simplement pas son but. On est dans du pur shônen nekketsu : le héros a une mission, il combat des monstres, devient plus fort et on recommence. La série se distingue notamment par des personnages attachants (le héros en tête) et son univers de Japon féodal peuplé de démons mangeurs de chair humaine. L’ambiance horrifique est clairement un atout essentiel qui permet au titre de se démarquer de la concurrence (c’est souvent bien gore !). Le tout magnifié par le travail exceptionnel des animateurs et les partitions musicales de la toujours talentueuse Yuki Kajiura. Bref, le succès est amplement mérité.

La série est disponible sur Wakanim.

The Promised Neverland

Nous vous en avions déjà dit le plus grand bien et donc il est normal de retrouver la série de CloverWorks (Fate/Grand Order : Babylonia) parmi les meilleures de l’année. Il est en revanche très difficile d’en parler sans divulguer les surprises. Sachez juste que l’histoire raconte comment trois enfants essayent de s’évader de leur orphelinat. Pas de bastons ici, mais des duels psychologiques entre les prisonniers et leurs geôliers.

Avec My Hero Academia et Kimetsu no Yaiba, l’adaptation du manga de Kaiu Shirai et Posuka Demizu est le troisième gros succès actuel du Shônen Jump à bénéficier d’une transposition soignée en série animée. Preuve que le téléspectateur est devenu plus exigeant lorsque l’on adapte son manga favori. Tant mieux pour nous.

La série est disponible sur Wakanim et ADN.

Fire Force

Encore un shônen ! Oui ce top est quelque peu orienté, voire mainstream. Mais quand ils sont de qualité, il est nécessaire de le souligner. C’est pourquoi, vous ne verrez jamais ici un shônen de la Toei (One Piece) ou de Pierrot (Boruto). Fire Force ou Enen no Shouboutai en VO est le dernier titre en date de Atsushi Ôkubo, célèbre auteur de Soul Eater. On se souvient encore de l’excellente adaptation par Bones en 2008. Sinon vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Alors certes Fire Force est moins emballant que les titres précités. Hormis son univers original de pompiers dotés de pouvoirs de feu combattant des torches humaines, l’histoire se révèle très classique. Toutefois, la série de David Production (Jojo’s Bizarre Adventure) se distingue par sa mise en scène quasi expérimentale rappelant les productions Shaft (Bakemonogatari). Et pour cause : la plupart de l’équipe technique vient du studio de Akiyuki Shinbo. Le mélange est détonant et inédit pour ce genre de production.

La série est disponible sur Wakanim et ADN.

Stars Align

Kazuki Akane nous revient avec un titre plutôt inattendu : un shônen sportif sur le soft tennis (du tennis avec une balle en caoutchouc en gros) produit par 8-Bit (Moi, je me réincarne en Slime). Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’auteur de Vision d’Escaflowne et Noein livre ici une œuvre personnelle, très éloignée des clichés du genre. C’est la bonne surprise de l’année.

En effet le tennis est presque un prétexte pour évoquer les tourments de l’adolescence comme les relations compliquées avec les parents et la quête de son identité. Notamment sexuelle, un thème rare dans l’animation japonaise. Seule ombre au tableau : l’animé n’est composé que de 12 épisodes alors qu’à l’origine le double était prévu. Malgré le terrible cliffhanger clôturant le dernier épisode, il risque de ne jamais y avoir de suite. Ce serait bien regrettable.

La série est disponible sur Wakanim.

Vinland Saga

L’adaptation du manga de Makoto Yukimura (déjà 23 tomes) se faisait attendre. C’est le Studio Wit (L’Attaque des Titans) qui se charge de cette histoire de vikings centrée sur le jeune islandais, Thorfinn, fils de Thors, qui a juré de venger la mort de son père. Vous connaissez sûrement la série Vikings avec Ragnar Lothbrok. Vinland Saga est en quelque sorte la version « manga ».

Le manga était déjà très bon et cette adaptation lui rend tout à fait justice. Animation, décors et musique, l’équipe de Shûhei Yabuta (Inuyashiki Last Hero) a réalisé un travail exceptionnel. Nous retiendrons notamment la galerie de personnages fascinante (Askelaad et Thorkell en tête) et du jeu littéralement habité du seiyû de Thorfinn (Yûto Uemura qui joue aussi actuellement Suneater dans My Hero Academia). L’animé clôt le premier arc du manga, titré « prologue » (tome 1 à 8), mais pour le moment aucune autre saison n’est annoncée. Étant donné la popularité du titre, il y a de grandes chances qu’elle arrive un jour.

La série est disponible sur Amazon Prime Video.

Dororo

Cette série du studio MAPPA (Banana Fish) est l’une des plus ambitieuses de l’année précédente. Il s’agit encore d’une adaptation mais pas de n’importe laquelle : celle du manga éponyme très sombre, voir nihiliste, d’Osamu Tezuka datant de 1967 (et déjà adapté en animé en 1969). L’histoire suit les aventures de Hyakkimaru, un jeune homme dont 48 parties de son corps ont été offertes à des démons, et de Dororo, un jeune orphelin. Ensemble, ils partent à la recherche des démons dans l’espoir de redonner à Hyakkimaru son corps original.

Tout en modernisant quelque peu le design général (des personnages notamment), cette adaptation se révèle très fidèle jusque dans sa photographie grisâtre. Ainsi, Dororo dénote avec le reste de la production actuelle et semble hors du temps. La série est aussi un moyen de découvrir un classique du manga, avant bien sûr de se pencher sur son support d’origine (et les autres œuvres du maître). Malgré une baisse technique dans sa seconde moitié, Dororo est un authentique diamant brut à voir impérativement.

La série est disponible sur Amazon Prime Video.

Run With the Wind

Évoquons à présent une autre série dont nous avons chanté les louanges cette année : Run With the Wind est tiré d’un roman de l’autrice Shion Miura qui raconte la préparation d’un groupe d’étudiants voulant participer au Hakone Ekiden, une course de relais de 218 kilomètres…

Vous souhaitez perdre du poids en ce début d’année mais il est difficile de se motiver pour aller courir un peu ? Regardez donc la série et le running deviendra votre nouvelle passion. C’est dire la force de l’œuvre.

La série est disponible sur Crunchyroll.

Kengan Ashura

Netflix aura été le parent pauvre de l’année avec peu de titres vraiment marquants. Toutefois, Kengan Ashura aura sauvé les meubles avec son tournoi d’art martiaux sans concession. Diffusé en deux parties, cette adaptation d’un manga inédit en France est une sucrerie à déguster sans modération.

L’histoire est simple puisqu’il s’agit d’une succession d’affrontements entre des combattants venus de tout horizon. Mais en aucun cas, le script est simpliste car chacun des combats distille son lot de surprises. On pense notamment à celui dans la seconde partie, proprement hallucinant, entre Imai Cosmo et Akoya. Ce sera bien que son réalisateur délaisse vite Radiant pour revenir nous faire la suite de Kengan Ashura.

La série est disponible sur Netflix.

Astra Lost in Space

Le dernier titre de ce bilan sera un inédit puisqu’aucune plate-forme de SVOD ne l’a diffusé. Avec toutes les séries diffusées chaque année, on ne peut imaginer passer à côté de celle-là (problème de droits ?). Dans ce shônen de science-fiction, des lycéens se retrouvent perdus dans l’espace et doivent retrouver le chemin de leur planète d’origine. À bord de leur vaisseau, l’équipage entame alors un long voyage…

Ce qui fait la force de Astra Lost in Space est son mélange des genres. Dans le même épisode, on peut passer de la comédie au thriller. L’influence de Star Trek est évidente. Pour le côté exploration spatiale (on voyage de planète en planète) mais également pour cette tendance à passer d’une émotion à l’autre. À défaut de pouvoir découvrir l’animé, le manga de Kenta Shinohara (5 volumes) est disponible en France chez nobi nobi !.

Nous aurions aussi pu citer dans ce top : Mob Psycho II (Crunchyroll), One Punch Man 2 (ADN), The Rising of the Shield Hero (Crunchyroll), Moi, je me réincarne en Slime (Crunchyroll), Mobile Suit Gundam : The Origin – Advent of the Red Comet (Crunchyroll) et Carole & Tuesday (Netflix).

Et pour 2020 ?

Ce mois de janvier sera l’occasion de découvrir deux indispensables longs-métrages dans les salles françaises. Tout d’abord, Les Enfants du temps de Makoto Shinkai, attendu par les nombreux fans du réalisateur depuis son avènement avec Your Name en 2016. Même si ce nouveau film est un poil en-dessous, Shinkai livre ici une formidable histoire d’amour dont il a le secret, doublée d’une visite inédite de la capitale nippone.

Ensuite, l’autre évènement est la sortie en séances spéciales du film Violet Evergarden – Éternité et la poupée de souvenirs automatiques à partir du 15 janvier prochain. Pour rappel, nous avions cité la série (disponible sur Netflix) dans le top de 2018. C’est avec le cœur serré que nous pourrons découvrir ce film alors tout juste terminé avant que le terrible incendie ne ravage les studios de Kyoto Animation en causant la mort de 36 personnes. Un grand merci au distributeur Eurozoom de nous offrir la chance de découvrir le film en salle.

Côté série, la saison hivernale vient tout juste de débuter et outre la quatrième saison de My Hero Academia qui entre dans sa seconde partie (toujours chez ADN), vous aurez du choix. Sur Wakanim, ce sera la nouvelle saison de Haikyû ! ! : To the Top (qui sera découpée en deux parties), l’adaptation du manga Darwin’s Game (avec une VF au programme) ou la nouvelle série originale de Ei Aoki (Re:Creators), ID:Invaded.

Sur Crunchyroll, vous aurez Somali et l’esprit de la forêt, Keep Your Hands Off Eizouken ! de Masaaki Yuasa (Devilman Crybaby) et un « Re-Edit » de Re:ZERO -Starting Life in Another World- en attendant la nouvelle saison. Les plus courageux pourront découvrir la suite de Saint Seiya : Les Chevaliers du Zodiaque sur Netflix à partir du 23 janvier prochain.

Pour le reste de l’année, beaucoup de suites seront au programme. Au printemps, nous aurons celles de Re:ZERO, Kingdom et Sword Art Online. À l’été, ce sera au tour de Fire Force, The Irregular at Magic High School et Danmachi. Enfin, à l’automne, L’Attaque des Titans et The Promised Neverland reviendront. Sans oublier les suites sous forme de long-métrage avec Made in Abyss et Kimetsu no Yaiba pour lesquelles nous espérons avoir des projections en France.

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