Selon les informations du Wall Street Journal, Google ambitionne de créer une plateforme réunissant tous les services de streaming. Elle proposerait des abonnements aux autres fournisseurs de contenus.

Après la guerre du streaming, l’unification ? Dans le Wall Street Journal du 13 août 2022, on lit que Google veut se lancer dans la création d’un service vendant des abonnements vers d’autres services. Vous ne comprenez pas cette phrase ? Il s’agirait en quelque sorte d’une réplique d’Amazon Channels ou Apple TV Channels, deux services qui permettent de s’abonner à des fournisseurs de contenus sans passer par leurs applications (HBO Max, OCS, Starzplay, Salto, etc.). La force de Google résiderait dans la plateforme choisie : YouTube.

YouTube, future plateforme star pour les films et les séries ?

Toujours très populaire aujourd’hui malgré la montée de la SVOD (Netflix, Prime Video, Disney+) ou de TikTok, YouTube n’a jamais vraiment réussi son virage vers les contenus premium, comme les films et les séries. Il en commercialise aujourd’hui, mais son service dédié aux productions originales a fermé. Personne ne va vraiment sur YouTube en espérant trouver une fiction de 2 heures pour passer le temps.

Dans le futur (Google aimerait lancer son service dès cet automne, mais rien ne dit qu’il aura assez d’accords d’ici là), YouTube pourrait vendre des abonnements à des services de streaming. Vous ne payeriez alors qu’une seule facture chaque mois, Google se chargerait de distribuer l’argent à ses partenaires. Cela permettrait à vos suggestions d’afficher des contenus de créateurs YouTube, mais aussi des films, des séries et des documentaires.

Amazon Channels
En France, Amazon Channels propose beaucoup de services. // Source : Montage Numerama

Pour Google, l’intérêt est évident. Comme Apple et Amazon, cela lui permettrait de toucher une commission sur les abonnements, d’accéder aux données de visionnage des utilisateurs et d’augmenter le temps passé sur YouTube. Pour les services de streaming, l’intérêt est plus limité.

Quels sont les services qui pourraient accepter cette alliance ?

Dans son article, le Wall Street Journal raconte que 4,5 millions des 70 millions d’abonnés d’HBO Max venaient d’Amazon Channels, avant que le patron de Warner Bros . Discovery décide de mettre fin au partenariat. Le média croit néanmoins savoir qu’HBO Max s’apprête à revenir sur la plateforme d’Amazon, après un nouveau changement de direction. 4,5 millions sur 70 millions est un ratio plutôt élevé pour une méthode alternative de souscription, mais on peut se demander quels services profiteraient vraiment d’un accord avec Google.

Pour les « petits » (HBO Max, Starzplay, Peacock, Paramount+, OCS ou Salto en France), l’intérêt est évident. YouTube boosterait leur visibilité, l’accord est donc intéressant.

Pour les géants (Netflix, Amazon Prime Video, Disney+), l’intérêt est très limité. Ils gagneraient forcément de nouveaux abonnés, mais à quel prix ? L’intégration de Netflix et Disney+ aux offres de Canal+ en France, qui n’existe presque nulle part ailleurs, prouve d’ailleurs qu’aucun de ces deux géants n’est prêt à laisser l’expérience utilisateur à un tiers. Même si l’on est abonné Netflix grâce à Canal+, on doit se rendre sur le site ou l’application de Netflix pour accéder à ses contenus. On imagine mal Netflix, malgré ses résultats financiers décevants, mettre Better Call Saul dans le lecteur YouTube. On voit mal certains services, comme Apple TV+ et Amazon Prime Video, quitter leurs propres écosystèmes.

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Netflix et Disney+ sont intégrés aux offres de Canal+, mais ne sont pas dans myCANAL. // Source : Canal+

Pour faire mieux qu’Amazon et Apple, Google sait qu’il doit réussir à convaincre des géants du streaming de le rejoindre. La marque YouTube est-elle assez forte pour ça ? Réponse dans quelques mois.

Source : Montage Numerama

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